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Le blog de la-vague-en-creux

Articles avec #societe tag

Le génocide oublié des Hereros

3 Juillet 2013 , Rédigé par la-vague-en-creux Publié dans #Société

Genocide-Hereros-copie-1.jpg

 

(Tiré du guide "Namibie" chez Lonely Planet, p.27)

On pourra aussi consulter le document pdf, "Quand le Nazisme faisait ses classes en Afrique", en français.

 

Note: Une rue à Windhoek, capitale de la Namibie, porte le nom du General Lothar von Trotha qui décida de l'extermination des Hereros en 1904. Un monument aux morts allemands de cette période, civils et militaires dans un parc situé en plein centre de la capitale Windhoek, est surmonté de l'aigle prussien. De temps en temps, les habitants de la capitale vous aborde avec toujours la même première question: "Sprechen Sie deutsch"?"

Une statue équestre en bronze dans la même ville, représente un cavalier militaire des Schutztruppen (alias troupes de protection). Cette statue fut inaugurée en 1912 et est dédiée -et uniquement dédiée- aux soldats et citoyens-colons allemands qui moururent durant la période du génocide des Hereros et des Namas. En Pologne, à Varsovie, un monument commémore le génocide des Juifs du ghetto de Varsovie: en Namibie, à Windhoek la capitale, rien de ce genre. (voir la photo ci-dessous). On dirait qu'ici les victimes de ce génocide n'ont droit à rien: pas de monument pour honorer leur mémoire.

 

Windhoek1.png                Windhoek2.png

 " Il y a eu également les camps de concentration construits par le général Lothar von Trotha dès 1904 en Namibie (pays d'Afrique) pour éliminer le peuple Herero opposé à la colonisation initiée par le gouverneur Heinrich Göring et aux armées du chancelier Von Bülow. Le désastre humanitaire fut effrayant : plus de 70 000 Hereros morts avant ou dans les camps de concentrations (pour causes de malnutrition, mauvais traitements, exécutions sommaires des malades ainsi que des plus faibles). Il ne faut pas oublier les expériences anthropologiques, scientifiques et médicales transformant les prisonniers hereros en cobayes humains."

(tiré de Wikipédia, rubrique Camps de concentration)

"C'est dans les camps de concentration de l'Afrique australe que le docteur Eugen Fischer (NDLR: prédécesseur en cela de  Mengele, le médecin d'Auschwitz) a élaboré les théories sur l'hygiène raciale qu'il appliquera aux Juifs sous le IIIe Reich."

(tiré d'un article de Libération du 26 Juillet 2013, "La race ça nous regarde, écrit par le sociologue Éric Fassin)

Les Namas, dont on parle moins, joignent ensuite la résistance des Héréros et subissent le même sort. Après la fin des combats en 1907, alors que les rares survivants (15 à 25 % de la population d'origine) héréros sont dispersés dans la nature, les survivants namas sont internés en camps de concentration (33 à 50 % de la population d'origine survivra à la guerre et aux camps). 

Heinrich Goering, père de Hermann Goering -l'inventeur de la Gestapo- sera le premier gouverneur civil de la colonie bien avant le génocide.

Voir l'intéressant débat sur ce forum d'histoire.

Source: Traces de la colonisation allemande à Windhoek et Berlin .

Dans ce document pdf, les auteurs membres d'un institut -Institut sur le racisme et sur les crimes coloniaux localisé à Berlin- s'étonnent et s'indignent sur le fait que cette statue à Windhoek dédiée aux morts allemands de cette période, il ne soit fait mention des soldats et citoyens allemands et uniquement ceux-ci sans jamais prononcer le mot "génocide" et faire ainsi hommage aux miliers de victimes Hereros et Namas.

En 1904, en pleine guerre contre les Hereros et Namas, fut érigé dans la capitale un camp de concentration (KonzentrationLager, terme attesté dès le 14 Janvier 1905 et qui apparaît pour la première fois en clair sur des documents allemands de l'époque) où furent emprisonnés des hommes, femmes et enfants et où des exécutions eurent lieu. Les soldats allemands avaient ordre de tirer à vue sur quiconque, homme femme ou enfant qui tenterait de quitter le camp. Des expériences médicales furent pratiquées sur ces cobayes humains par le docteur Eugen Fischer, futur membre du parti nazi.

Des photographies témoignent de cela, d'après les auteurs berlinois de cet institut. Voir la photo plus bas qui rappellent certaines photos prises par les GI américains en 1945 lors de la découverte en Allemagne des camps de Dachau, Büchenwald et Ravensbrück.

arton4274-77948.jpg

 

Extrait d'une lettre du Général Von Trotha datée du 4 Octobre 1904:

"La nation Herero devait être soit exterminée, ou dans l'impossiblilité d'une solution militaire, expulsée du territoire. [...] J'ai donné l'ordre d'exécuter les prisonniers, de renvoyer les femmes et les enfants dans le désert. "

 

  • 1903: Révolte des Khoi et des tribus Hereros contre les colons et l'administration allemande.
  • 10 janvier 1904 : Début du soulèvement herero commandé par le chef Samuel Maharero. Witbooi se joint aux insurgés et mène une guerre d'embuscade. Disposant de six mille fusils, ils sabotent les voies de chemin de fer et incendient les fermes. Près de soixante colons allemands sont tués puis encore cent vingt-trois civils allemands. Le 11 juin 1904, le lieutenant-général Lothar von Trotha, nommé commandant en chef des troupes de la colonie allemande du Sud-Ouest Africain, débarque dans la possession du Reich avec pour mission d'en finir avec la révolte des Hereros.
  • 11 août 1904 : Bataille de Waterberg. Victoire décisive contre les guerriers Hereros du chef Samuel Maharero. En les encerclant de trois côtés, Lothar von Trotha ne laissait aux Hereros qu'une seule issue pour fuir : le désert du Kalahari. Alors que ces derniers essayent d'y trouver refuge, von Trotha fait empoisonner les points d'eau, dresser des postes de garde à intervalles réguliers et signe un ordre (Vernichtungsbefehl) de tirer sans sommation à la vue de chaque Herero, qu'il soit homme, femme ou enfant. Des milliers d'Hereros meurent alors de soif dans le désert. La population Herero estimée à 80 000 âmes avant le début de la guerre était réduite à 15 000 individus en 1911 (80 % de la population avait donc été exterminé).
  • (tiré de Wikipedia, rubrique Sud-Ouest africain allemand)

Une des rares photos des Hereros survivants après la terrible bataille du Waterberg en 1904==>

800px-Surviving_Herero.jpg

 

Génocide, camps de concentration et expérimentation sur des cobayes humains, tout ceci fait penser à un prélude -ou une répétition- de ce qui va se passer durant la Seconde Guerre mondiale.

Le génocide des Hereros en Namibie en 1904 fut donc bien un laboratoire de la Shoah quelques décennies avant.

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😄 Perles de copies d'élèves à l'approche du bac

2 Juin 2012 , Rédigé par la-vague-en-creux Publié dans #Société

      Á l'approche du bac les copies d'élèves regorgent de perles recensées par les enseignants dans les copies.

En voici quelques-unes. (tiré de Libération, 2-3 Juin 2012, page 14)==>

perles-13.21.55.jpg

Pascal n'arrivait pas bien à réfléchir, donc il a écrit ses pensées.

 

Karl Marx est un philosophe qui a beaucoup écrit sur le travail, mais qui n'a jamais travaillé .

 

La philosophie consiste à trouver des réponses pour les choses qui ne posent pas de question.

 

Beaucoup d'hommes politiques font partie de l'ENA, École Nationale de l'Admiration.

 

La situation en Afrique est perplexe.

 

Staline punissait sévèrement ceux qui n'étaient pas contents envers le régime ultra-communiste en les envoyant dans la campagne manger du goulasch.

 

De Zola on retiendra Nanas, la Bête inhumaine et la Bonne du curé.

 

La majorité des Français ont voté non à la prostitution européenne.

 

Les seuls insectes qui ne meurent pas sont les coccinelles, car tout le monde sait qu'il ne faut pas les tuer.



 

Et juste pour rire, tiré du Courrier International:


Le chef de l’Etat kalmouk été kidnappé par des extra­terrestres, comme il l’a révélé le 26 avril, lors d’une interview télévisée. Le 18 septembre 1997 au soir, Kirsan Ilioumjinov était en train de s’assoupir dans son appartement de Moscou quand il a entendu quelqu’un l’appeler de son balcon. Là, il a vu “un tube à demi transparent” dans lequel il est entré, et où il a rencontré des humanoïdes portant des combinaisons spatiales jaunes. Les aliens l’ont emmené à bord de leur vaisseau spatial pour le ramener chez lui le lendemain matin, alors que son chauffeur et deux collaborateurs s’apprêtaient à ratisser la ville faute de l’avoir trouvé dans son appartement. “On me demande souvent dans quelle langue je leur parlais. Ça devait plutôt être un échange d’idées”, a déclaré le leader de cette république bouddhiste de la Fédération de Russie.

Ces révélations inquiètent en haut lieu. Le député russe Andreï Lebedev a écrit au président Dmitri Medvedev, indique le Moscow Times : il craint que Kirsan Ilioumjinov n’ait révélé des secrets d’Etat à ses kidnappeurs. Le numéro un kalmouk, à la tête de son pays depuis dix-sept ans, est aussi président de la Fédération internationale des échecs (FIDE).

 

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✡ Désobéissance civile: Comment la communauté juive bulgare fut sauvée

12 Mai 2012 , Rédigé par la-vague-en-creux Publié dans #Société

Tiré de la Ligue des Droits de l'homme à Toulon

par Olivier Maurel - La non-violence active, éd. La Plage, août 2001

 

La Bulgarie est le seul pays d’Europe où les nazis se soient trouvés dans l’impossibilité de procéder à la déportation des Juifs. Sur les cinquante mille Juifs bulgares, aucun n’a péri en camp de concentration. Le processus de déportation avait pourtant été engagé ; mais il a été arrêté définitivement au cours de l’été 1943, c’est-à-dire un an avant l’entrée des troupes soviétiques en Bulgarie.

Si, dans l’état actuel des connaissances, il existe quelques doutes sur le rôle du roi, du gouvernement bulgare et du parti communiste clandestin, il n’en existe aucun sur le fait que la population bulgare a fait obstacle, par des moyens non-violents, à la déportation.

La situation des Juifs de Bulgarie avant 1941

La Bulgarie avait été soumise pendant près de cinq siècles à la domination ottomane. Chrétiens orthodoxes et Juifs s’y trouvaient alors dans une situation semblable, celle de citoyens de seconde zone, les dhimmis. Pendant la guerre qui libéra le pays des occupants turcs, en 1877, les deux communautés, chrétienne et juive, combattirent côte à côte, ce qui fit naitre entre elles un sentiment de solidarité rare en Europe.

Cependant, dès le début de 1939, et donc bien avant que la Bulgarie ne devienne une alliée officielle de l’Allemagne nazie, des organisations bulgares pro-nazies, sans doute très minoritaires, organisent des manifestations contre les Juifs et, en septembre, des attaques contre les magasins juifs de Sofia. Selon les autorités communistes au pouvoir en Bulgarie jusqu’en 1990, le Parti Ouvrier Bulgare aurait alors dénoncé ces violences.

En 1940, le gouvernement ayant été confié par le roi Boris III à Bogdane Filov, germanophile convaincu, des mesures officielles commencent à être prises contre les Juifs. Ces mesures, regroupées dans une Loi sur la défense de la nation, déclenchent, entre octobre 1940 et janvier 1941, une série de protestations émanant de tous les milieux. L’Église orthodoxe, les intellectuels, les écrivains, les organisations ouvrières manifestent leur opposition absolue à cette loi qui est cependant votée à la fin du mois de janvier 1941.

La Bulgarie alliée des nazis : premier essai de déportation

Le 1er mars 1941, la Bulgarie adhère au Pacte tripartite et devient ainsi, officiellement, l’alliée de l’Allemagne. Les armées allemandes entrent alors en Bulgarie d’où elles attaquent, en avril, la Grèce et la Yougoslavie. Les armées bulgares ne participent pas à cette agression mais sont ensuite chargées par les Allemands de contribuer à l’occupation de ces deux pays.

La situation des Juifs s’aggrave alors. Nombre d’entre eux est  assigné à résidence et un impôt spécial est créé, permettant à l’État de s’emparer du quart de leurs biens.

En juin et juillet 1942, le gouvernement bulgare reçoit les pleins pouvoirs pour la résolution de la "question juive". Il crée alors un commissariat spécial aux questions juives qui introduit le couvre-feu obligatoire, des rations alimentaires réduites, le port de l’étoile jaune. Les Juifs ne peuvent plus quitter leur lieu d’habitation ni posséder récepteurs de radio et appareils téléphoniques. Leurs maisons doivent être signalées par un écriteau, certains lieux publics leur sont interdits et leur activité économique est limitée. Et, lorsque le Ministère des Affaires étrangères allemand donne l’ordre de déportation, son homologue bulgare répond : "Le gouvernement bulgare accepte la proposition du gouvernement allemand de procéder à la déportation de tous les Juifs de Bulgarie".

Mais, au mois de septembre, suite à de nouvelles mesures antijuives, le métropolite [prélat orthodoxe] Stéphane de Sofia affirme dans un sermon que Dieu a déjà suffisamment puni les Juifs d’avoir cloué le Christ sur la croix en les condamnant à l’errance et qu’il n’appartient pas aux hommes de les torturer et de les persécuter davantage. A l’intérieur du gouvernement, certains ministres semblent hésiter. Le Ministre de l’Intérieur accepte ainsi, à la consternation des Allemands présents, de recevoir pendant une demi-heure une délégation de Juifs venus lui apporter une pétition. Un autre refuse de signer un décret prévoyant de nouvelles mesures. Le ministre de la Justice exige que le port de l’étoile ne soit plus obligatoire et qu’on mette fin à toutes les expulsions.

En janvier 1943, Théodore Danecker, qui avait déjà organisé la déportation des Juifs de France, prend en main celle des Juifs bulgares vers "les régions orientales du Reich" (en fait : la Pologne). Mais, craignant une résistance de la population, il décide de procéder par étapes. On commencera par déporter 20.000 Juifs, dont ceux de Grèce et de Yougoslavie, soit 11.343 personnes, auxquels on ajoutera 8600 Juifs bulgares, choisis parmi les Juifs "riches et éminents".

La déportation des Juifs grecs et yougoslaves fut subite et brutale. Conduits à travers la Bulgarie par deux trains jusqu’au port de Lom sur le Danube, ils furent ensuite transbordés sur quatre bateaux bulgares jusqu’à Vienne, via Belgrade et Budapest, puis conduits à Treblinka. Pendant la traversée de la Bulgarie, la population bulgare fit preuve de solidarité envers les déportés, mais le convoi ne put être arrêté. Mais lorsqu’il s’agit de déporter les 8600 Juifs bulgares prévus, les choses se compliquèrent. Ils devaient être rassemblés de trente quatre villes bulgares et envoyés dans des centres de regroupement à Pirot et à Radomir avant d’être déportés en Pologne.

A Kustendil, ville située à l’ouest du pays et où vivaient 940 Juifs, le début des opérations de regroupement provoqua une vague d’indignation. Des délégations se rendirent à la mairie pour protester contre ces mesures. De nombreux télégrammes puis une délégation composée de personnalités furent envoyés à Sofia. La protestation prit une telle ampleur que le ministre de l’Intérieur ajourna l’ordre de déportation de Kustendil. Quarante trois députés qui avaient pourtant voté la loi antijuive "sur la défense de la nation" envoyèrent une note au Premier Ministre pur s’opposer à la déportation.

A Plovdiv, 1500 à 1600 Juifs furent arrêtés dans la nuit du 9 au 10 mars. Comme à Kustendil, la population protesta par tous les moyens possibles. Le métropolite de Plovdiv, Cyrille, envoya des télégrammes de protestation au roi et au gouvernement, déclarant qu’il accompagnerait avec la croix les Juifs bulgares jusqu’en Pologne et qu’il renoncerait à sa loyauté envers l’Etat si la déportation n’était pas suspendue. Dès le lendemain, les autorités libéraient les Juifs arrêtés.

A Doupnitsa, le métropolite Stéphane, de Sofia, fut le témoin involontaire des arrestations. Indigné, il envoya un télégramme au roi Boris III : "Ne persécute pas les gens pour ne pas être persécuté à ton tour. Qui sème le vent récolte la tempête. Sache, Boris, que des cieux, Dieu voit chacun de tes actes."

Le 15 avril 1943, les membres du Saint-Synode rencontrèrent Boris III et demandèrent l’arrêt des mesures de déportation. Le roi et le gouvernement cédèrent et la déportation fut provisoirement suspendue.

Belev, le commissaire chargé des questions juives, et le SS Danecker dénoncèrent cette suspension comme une atteinte à l’accord signé avec l’Allemagne. Mais ils ne pouvaient agir de leur propre chef.

Deuxième tentative de déportation : mai 1943

Le 17 mai 1943, le commissaire chargé des questions juives propose un nouveau plan de déportation : tous les Juifs devaient être rassemblés à Sofia et dans quelques villes de province, puis transportés sur le Danube jusqu’à Lom et Somovit où les Allemands les prendraient en charge.

Le jour fixé pour le départ fut le 24 mai, date d’une fête religieuse bulgare dont les autorités espéraient qu’elle serait peu propice à des protestations.

Mais, malgré toutes les précautions prises, la nouvelle fut connue et rapidement diffusée. Et il se produisit alors une chose incroyable en Europe sous l’occupation nazie : une foule vint manifester devant le palais du roi, foule estimée par certains à dix mille personnes, au cri de "Nous voulons que les Juifs restent."

L’attaché de police allemand Hoffmann écrivit dans son rapport à la Gestapo, le 7 juin : "Le 24 mai, un grand nombre de manifestants tentèrent d’aller protester devant le palais du roi. La police les en a empêchés, arrêtant 400 personnes (...) Si la déportation des Juifs en Bulgarie se fait dans d’autres circonstances et pose plus de difficultés que dans d’autres pays subordonnés au Reich, il ne faut pas oublier que le gouvernement bulgare ne peut pas trancher d’un seul coup cette question, mais qu’il doit se prémunir contre les conséquences politiques tant dans le pays qu’à l’étranger."

Quant à l’ambassadeur allemand à Sofia, Beckerle, il écrivit le même jour à son gouvernement que les Bulgares "ne distinguent pas chez les Juifs des défauts susceptibles de justifier des mesures particulières à leur égard" et "sont particulièrement dépourvus de la compréhension idéologique allemande."

Cette manifestation n’empêcha pas l’assignation à résidence en province des Juifs de Sofia. Mais les protestations se poursuivirent, montrant que l’opinion publique n’était nullement prête à accepter la déportation des Juifs.

Troisième tentative de déportation : juin à octobre 1943

Comme on s’en doute, le gouvernement Allemand ne démordait pas pour autant de son plan de "solution finale".

En juin 1943, il envoya à Beckerle l’ordre de faire de nouveau pression sur le gouvernement bulgare. Beckerle répondit piteusement le 7 juin : "Je vous assure que nous faisons ici tout ce qui est en notre pouvoir pour parvenir de manière satisfaisante à une liquidation définitive de la question juive. Malheureusement, les pressions directes ne donnent strictement aucun résultat. Les Bulgares vivent depuis si longtemps avec des Arméniens, des Grecs, des Tziganes, qu’ils sont tout bonnement incapables de comprendre le problème juif". Il ajoutait toutefois que l’expulsion de 2000 à 3000 Juifs de Sofia touchait à sa fin, qu’ils étaient logés dans des écoles et qu’ils seraient déportés à la rentrée.

Le commissariat aux questions juives, cependant, élabora un troisième projet de déportation, le 1er juillet 1943. Il s’agissait de réunir les Juifs internés dans dix -sept petites villes, à proximité d’une voie ferrée afin de faciliter le transport des Juifs en Europe de l’Est. On continua donc à interner les Juifs des grandes villes du pays dans les écoles des petites villes, à raison de 50 à 60 personnes par salle, dans les conditions qu’on peut imaginer.

Mais la déportation ne put avoir lieu car la pression de l’opinion publique était entretenue par la radio et les journaux clandestins.

L’ambassadeur allemand dut reconnaitre son échec le 18 août 1943 : "Pour le moment, il est inutile d’insister pour cette déportation. Il faut tenir compte du désir évident du gouvernement bulgare d’éviter pour l’instant toute sorte de collision politique intérieure découlant de la question juive, tout comme de faire sensation au delà des frontières du pays. Il faut remettre le règlement de la question juive à plus tard, lorsque les succès remportés par l’Allemagne ressortiront au premier plan."

Après la mort du roi Boris III dans des circonstances restées obscures, au retour d’une visite rendue à Hitler, le gouvernement fut remanié et le nouveau ministre de l’Intérieur dut reconnaître : "la question devient toujours plus préoccupante. Ceci est dû au fait que nous n’avons pas réussi à les déporter. Il ne peut plus être question de revenir en arrière... Nous n’allons plus déporter les Juifs. Ils resteront là où ils sont.."

C’est effectivement ce qui se passa. Les Juifs connurent des conditions de vie très dures mais aucun d’eux ne fut déporté.

Le 30 août 1944, quelques jours avant l’entrée des troupes soviétiques en Bulgarie, la législation antijuive fut abrogée.

On a quelquefois attribué l’échec de cette déportation aux revers subis par les Allemands sur le front russe et sur le front italien. Mais il suffit d’observer les dates et de comparer avec ce qui s’est passé dans les autres pays pour voir que ces revers n’y sont pour rien.

En effet, dans les pays où les déportations ne se sont pas heurtées à une opposition aussi déterminée, les opérations de déportation se sont poursuivies jusqu’aux derniers moments de la guerre. Ainsi, en France, le dernier convoi pour Auschwitz a quitté le camp de Drancy le 31 juillet 1944, soit près de deux mois après le débarquement de Normandie et alors que la situation des troupes allemandes était pratiquement désespérée. En Hongrie où les troupes allemandes n’ont pris en main la déportation des Juifs qu’à partir de mars 1944, ils l’ont poursuivie jusqu’en novembre de la même année, alors que les troupes soviétiques se trouvaient à 160 kilomètres seulement de Budapest.

Or, en Bulgarie, les tentatives de déportation ont dû cesser plus d’un an avant que les troupes soviétiques n’entrent en Bulgarie. C’est bien la résistance civile du peuple bulgare, et elle seule, qui a sauvé la communauté juive de ce pays.

P.-S.

Sources :

 

- Hannah Arendt : Eichmann à Jérusalem, Gallimard, 1963. 
- David Benvenisti : Les Juifs de Bulgarie sauvés de l’holocauste, Sofia-Presse, 1988. 
- Raul Hilberg : La Destruction des Juifs d’Europe, Fayard, 1988. 
- Léon Poliakov : Bréviaire de la haine, le IIIe Reich et les Juifs, Ed. Complexe, 1979.

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Une honte de plus pour l'Allemagne: le triste sort des enfants franco-allemands

5 Avril 2012 , Rédigé par la-vague-en-creux Publié dans #Société

 

 

Un jour, Auschwitz vient frapper à votre porte pour vous dire que ce n'est pas fini. 

Que ça peut continuer ou pire recommencer. Et ce jour-là demeure dans votre mémoire comme un des plus terribles de toute votre vie. Gravé dans votre mémoire à tout jamais. On prend les mêmes et on recommence: l'humanité apprend-elle quelque chose de l'Histoire ? Peut-être ce qu'il y a de pire : non pas le recommencement et/ou de nouvelles horreurs (on sait de quoi l'humanité est capable) mais la continuation et la répétition de l'horreur datée et marquée par l'Histoire associée à des millions de morts et des génocides, voulue et désirée et proclamée par certains : pas de morale, pas de tabou, pas de limites. Pas de frontières. Comme si un des pires crimes de l'Histoire n'avait pas eu lieu et que certaines personnes non seulement s'en foutaient complètement mais entreprenait un travail actif de négation de la Mémoire en commettant un acte abject et irréversible sur le plan de la Conscience. Certaines personnes ne sont susceptibles ni de réagir ni de se révolter contre l'abjection mais bien de continuer. Commettre et répéter. Tirer un trait sur le passé terrible.

 La Seconde Guerre mondiale n'a pas eu lieu ???? Le travail de mémoire (ou le devoir de mémoire) est toujours bienvenu dans ce monde !

     Ça fait 20 ans que ça dure, ces histoires d'enlèvements d'enfants par l'Allemagne et pas l'ombre d'une solution. L'Empire contre-attaque... Où sont donc passés les chevaliers Jedi ?

"L'humanité n'a rien de plus pressé que d'oublier les drames et tragédies du passé pour pouvoir recommencer. " ( Bertolt Brecht)

"Sans les lois, ce serait la guerre de tous contre tous." (Thomas Hobbes)

Et l'inoubliable:

"Quand j'entends le mot culture, je sors mon revolver." (Goebbels)

==============================Le schéma guerrier========================

Lliberté, égalité, fraternité ? Seul le troisième terme, la fraternité, possède un sens ou une acception quasi-immédiate, tout comme le terme de "solidarité". Tout le monde sait  de quoi il s'agit ou de quoi on parle sans qu'on ait besoin forcément d'expliquer le sens de ces termes. 

Au travers de ces sinistres histoires de kidnappings d'enfants franco-allemands, on assiste à un "retour du bâton" qui a commencé il y a un peu plus de 25 ans, soit peu après la réunification.  Donc peu après la chute du Mur de Berlin, vécue comme une grande libération même et surtout en France. En termes psychanalytiques, on pense assister à un retour du refoulé surfant sur les thèmes DE FOND  de la réconciliation et du rapprochement franco-allemand.

Très vraisemblablement, de très nombreux Français (et aussi des Allemands) souhaitent vraiment que l'Europe marche et fonctionne au travers de la réconciliation et du rapprochement franco-allemand entreprise dès la fin de la guerre par De Gaulle et  Adenauer pour éviter tout nouveau conflit entre nos 2 pays. Un militantisme européen fondé sur la paix et la fraternité.

Surface visible et émergente que ces 2 thèmes, réconciliation et rapprochement ? Termes qui cachent obscurément une réalité bien moins belle et nettement moins réjouissante dans les faits ? La paix n'est jamais gagnée... En France, les medias ne parlent quasiment pas de ces problèmes hyper-douloureux, surtout pour ces pères français qui se font emmener au commissariat lorsqu'ils tentent de voir leurs enfants (comme Guy Claude à Treves en Allemagne) ou d'autres qui se font extrader en Allemagne pour aller purger une peine de 3 ans de prison pour défaut de paiement de la pension alimentaire comme Lionel Gilberti et à qui la mère allemande lui interdit de voir ses enfants. Extradé d'Alsace par des policiers français en tenue...Youpiie ! La police française de nouveau au service de l'Allemagne, pourrait-on se dire...

A-t-on des raisons d'être optimiste au vu de ce qui se passe dans la réalité ? La France applique strictement les lois européennes et l'Allemagne non ? Qu'est-ce que c'est que ce binz ?

On se demande bien les raisons en France de ce silence quasi-criminel. L'Europe au travers du "couple franco-allemand" ne serait-elle que du bourrage de mou ? Une intox destinée à nous faire avaler une pilule hautement plus toxique, amère et nocive ? Celles de lois radicalement différentes provoquant des kidnappings de parents allemands, appuyés par un Etat germanique rouleau-compresseur rêvant sans doute d'une nouvelle domination sur les autres peuples et cultures au moyen de leurs lois hyper-réactionnaires, lois que nos féministes d'ici désavoueraient très certainement dans leur grande majorité ? Certaines mères françaises ont perdu leur droit de garde et ont vu leurs enfants kidnappés par des pères allemands. Obligées d'aller se battre en Allemagne devant des tribunaux pour récupérer leur droit de garde qu'elles avaient ici ou dans d'autres pays d'Europe... Cosette Lancelin, Catherine Laylle et d'autres sans doute.

Naeionalismus!!!!! Pangermanismus....

Deux points importants à considérer:

—La mentalité et la culture allemande sont totalement différentes de la mentalité et de la culture française. Latine en général. Extrêmement différente. Aussi anglo-saxonne et scandinave et grecque idem pour ce que j'en connais.

—Les lois concernant la nationalité (droit du sol français vs droit du sang allemand) ainsi que le droit de la famille allemands sont totalement différentes des lois françaises dans les mêmes domaines. Quasiment incompatibles. Ce sont des lois totalement réactionnaires comparées aux notres ainsi qu'à celles de nombreux autres pays européens. Les pères n'ont pas le droit de visite.

En 2002, lorsque Le Pen était présent au second tour des présidentielles en France, il promettait le salaire maternel et le retour au droit du sang s'il était élu. Ces deux principes sont actuellement en vigueur en Allemagne: outre-Rhin, ils ne transigent pas et ne transigeront JAMAIS avec, alliance avec le SPD ou pas selon toute vraisemblance. Ce sont des socialistes d'opérette là-bas outre-Rhin. 

Le problème est que lorsqu'on prend consience de ces différences de taille, il est généralement trop tard. On se trouve ou l'on va se trouver dans de tels ennuis qu'on n'aurait jamais imaginé avant. Cela risque d'être la pire expérience de votre vie et une prise de conscience de la réalité européenne totalement différente et éloignée de ce que racontent nos politiques et nos medias. Pour moi ainsi que pour beaucoup d'autres, ça l'a été et ça le reste toujours. ENCORE PLUS LORSQUE J'APPRENDS QU'UN OU UNE DE MES COMPATRIOTES s'y retrouve confronté(e) et tombe de haut (de vraiment très haut!) en perdant ses enfants suite à un kidnapping: de très haut car on n'en parle jamais dans les medias et toute action se révèle généralement sans effet à moins d'avoir un très bon avocat en Allemagne, sans doute lui aussi révolté par ces effets de bord des lois allemandes. Pas forcément. Même des actions entreprises par des pères allemands ont échoué en Allemagne ou auprès du de la Cour Européenne de La Haye. Les Cours Européennes n'ont pas de droit d'ingérence dans les lois d'un autre pays européens même si ces lois entrainent des effets dévastateurs pour des enfants bi-nationaux issus de parents non-allemands, voire allemands.

La mère et le mariage monogame sont érigés comme une sorte de diktat national-aryano-européen-germanique: la "Mutter"  décide seule si oui ou non le père (allemand ou non aryen) aura le droit de voir ou non ses enfants. Par contre le "géniteur" aura l'obligation de payer des pensions alimentaires souvent élevées et parfois assorties de dommages-intérêts conséquents. Si la mère obtient une aide sociale de la part de l'Etat ce sera à vous, le père, de payer et non à l'Etat, contrairement à ce qui se passe chez nous et dans de nombreux autres pays. Une sorte de matriarcat version teutonne mais qui prend une tournure ultra-réactionnaire grâce à cette version particulière du droit de la famille: les pères en Allemagne en subissent les conséquences et sont les premières victimes. Le meurtre symbolique du Père. Les pères allemands sont aux premières loges de ces lois dévastratrices au niveau éducationnel et familial, même si des mouvements réformateurs existent (ou ont existé) en Allemagne. Ces pères allemands ont tenté de créer  ou d'amorcer une prise de conscience sur ce phénomène pour amener une réforme en Allemagne de ce droit issu d'un autre âge. Les âges du Reich....

De l'âge du Reich, voire des Reich. Sans aucun succès: pas de raison que nous y arrivions mieux qu'eux, eux qui sont sur place.

Ces lois outre-Rhin sont totalement diffférentes des lois françaises et celles d'autres pays européens. Un exemple: en France, dans le cas d'enfant né d'union libre, ce dernier portera automatiquement le nom du père si celui-ci l'a reconnu, alors qu'en Allemagne non. Il portera le nom de la mère même si le père (allemand ou non) l'a reconnu en cas d'union libre. Si la mère allemande de l'enfant né d'une union libre (et bien que reconnu par son père) se sépare ou du géniteur pour se marier avec un autre homme, l'enfant portera le nom du beau-père et non de son père !!! Vive le mariage version patriarcale mais qui dans ce cas dépossède totalement les pères de quelque nationalité soient-ils. Une autre version du pangermanisme (ou de la germanisation forcée, bien connue lors des deux guerres mondiales) lorsque le père est non-allemand. Rien ne change ni n'évolue.

Voilà sans doute pourquoi je n'ai jamais retrouvé mon fils via Internet. La mère a disparu dans la nature et a vraisemblablement changé le nom de mon fils.

Si vous oubliez que les mères ont le droit de s'approprier les enfants et d'en déposséder totalement le père en lui interdisant de les voir, en réclamant au passage l'autorité parentale exclusive auprès d'un tribunal outre-Rhin afin d'obtenir des logements sociaux à bas coût et le salaire maternel, leurs avocats sauront vous le rappeler en vous faisant un procès.  Via les allocations familiales allemandes. Comme tous les jugements inter-européens, les jugements sont exécutoires: c-a-d pas de discussion ou d'arrangement possible contrairement à ce qui se passe avec les instances juridique en France. C'est l'une des clauses fondamentales de l'Union européenne depuis sa fondation. Pas la meilleure certes, mais c'est comme cela ! Une sorte de droit de non-ingérence poussé au paroxysme et qui interdit de contester les lois d'un autre pays d'Europe, même si elles lèsent fondamentalement les pères. Au nom de quoi ? De la souveraineté, même si certaines de leurs lois sont extrêmement dommageables particulièrement pour des non-allemands ?

Si vous refusez de payer la pension alimentaire car la mère vous interdit de voir vos enfants, vous pourrez finir comme Lionel Gilberti extradé en Allemagne pour aller purger là-bas une peine de trois ans de prison ferme pour 6000€ de défaut de paiement, alors que la mère lui interdit de voir ses enfants.

Les féministes françaises (ou d'ailleurs) se foutent de ce problème: il n'existe pas chez nous et n'a pas cours, c'est vrai. Les pères en France ont quasiment systématiquement droit de visite puis droit d'hébergement: c'est l'un des acquis du féminisme en France. Certaines mères françaises proposent d'elles-mêmes la garde alternée afin que leur enfant ait ses 2 parents. L'égalité homme-femme prend (dans le cas de ces divorces franco-allemands)nbl'allure d'un mythe voire d'une chimère: tellement les mères allemandes ont de droits comparativement aux pères dans ce domaine, lesquels n'en ont quasiment aucun. Sauf celui de devoir payer des pensions alimentaires souvent exorbitantes, assortis de dommages et intérêts.

Qui va gueuler contre ça ? Tellement obsédés que nous devenons, paranoïsés voire passablement terrifiés dans chaque pays (Allemagne comprise) contre ces menaces terroristes, échos terribles de la guerre au Moyen-Orient et/ou ailleurs. Aussi légitimement préoccupés par tous ces problèmes économiques et de chômage de tous bords dont on nous parle sans arrêt et qui nous affectent dans notre vie quotidienne. Qui va se préoccuper de ses mères allemandes qui disparaissent dans la nature en changeant le nom de leur enfant afin qu'il ne porte pas celui du père, aryen ou non ? Qui font de faux certificats de naissance en Allemagne où la mention "Vater" (c-a-d Père) est rayé ?

Revanchardisme patriotico-nationaliste de nos voisins allemands ? Désir d'émergence d'un quatrième Reich, cette fois-ci "démocratique" et européen ? Suite de la seconde guerre mondiale qui ne dit pas son nom ? Volonté à peine dissimulée de dominer une nouvelle fois l'Europe en imposant les lois germano-aryano-teutoniques issues des Reich, lesquelles lois sont une nouvelle fois dans l'Histoire appuyées par un Etat rouleau-compresseur et une justice impitoyable ? Imposer à l'Europe et au monde la langue allemande comme langue internationale et obligatoire ? La langue des vainqueurs, assortie de leurs lois ultra-réactionnaires dans certains domaines ??? Je développerai ce thème plus tard: il semble bien que ce soit l'Allemagne qui ait au final gagné la guerre. Beaucoup de signes le confirment ou le prouvent. Pas besoin d'aller sur le terrain économico-politique des Parlements Européens et de ce qui s'y passe comme avec Junker, toutou luxembourgeois de Merkel.

Ce pays ne sera jamais un pays comme les autres... Un deuil de plus à faire dirait-on bien. Monnet, Schumann, Adenauer, bye bye... Bien essayé quand même.

Au passage, signalons que l'on peut choisir l'allemand comme première langue dans nos écoles (volonté émanant de De Gaulle) à égalité avec l'anglais: conséquence du rapprochement et d'une volonté de réconciliation qui devait (ou aurait dû) aboutir à une Europe pacifiée, débarrassée de ses fantasmes mortifères de guerre et de domination axées depuis le dix-neuvième siècle sur le nationalisme et le revanchardisme. Qui firent des milllions de morts des 2 côtés, rappelons-le: pas besoin de citer Verdun. La Shoah, le génocide des Hereros (voir l'article plus bas sur mon blog) et la complicité passive de l'Allemagne lors du génocide arménien en Turquie ? Oui ça a eu lieu et alors pourraient dire certains Allemands que j'ai rencontrés ? Un dommage collatéral ????  Un alea de l'Histoire ?

Des massacres  dont plus personne ne veut, Allemagne comprise bien sûr... Enfin en théorie. C'est ce qu'ils semblent proclamer... Qu'en est-il dans la réalité ?

Il y a eu suffisamment de morts comme cela dans les deux guerres mondiales et/ou au vingtième siècle en général pour cause de nationalismes exacerbés: ce thème semble être ou constituer un discours commun à nos deux pays et aux autres, France et Allemagne depuis Adenauer et la fin de la deuxième guerre mondiale entrainant dans leur sillage les autres pays européens, qui y adhére bien sûr ayant pour beaucoup lourdement souffert durant cette période: Serbie, Pologne, Italie, France, Angleterre et les autres. Inclus Adenauer, un des plus actifs fondateurs de l'Europe avec De Gaulle et qui a passé la plus grande part de la période du nazisme et de la guerre emprisonné par Hitler en voulant fonder avant-guerre la CDU, parti démocratique de centre droit mais nettement anti-totalitaire. SANS COMPTER tous ces Allemands qui ont manifesté des volontés claires de pacifisme et de résistance au fascisme durant les années de guerre et de fascisme. Certains ont rejoint le Résistance en France ou ailleurs pour combattre le nazisme ou le fascisme sous toutes ses formes comme la brigade Thaelmann pendant la guerre d'Espagne.

Ils n'étaient pas si nombreux que cela, ces antifascistes allemands, c'est vrai. Les intellectuels et les artistes ont fui l'Allemagne dans les années 30... Quelques autres, un peu éparpillés ont fait des choses parfois héroïques allant jusqu'au sacrifice.

La paix ? Officiellement et (soi-disant) pratiquement par l'Allemagne ? Par tous(tes) les  chancelières depuis Adenauer sans exception ? La paix, une Europe pacifiée, l'ouverture et l'accueil à d'autres cultures... Le multiculturalisme ???? MultiKulti.

Pas de doute à ce sujet quant à la sincérité originelle de ce discours de la part des dirigeants et aussi j'espère(!) d'une majorité d'Allemands. Cette volonté d'ouverture apparaît comme confirmée et réalisée par le récent geste d'Angela Merkel d'ouverture de son pays aux migrants qui fuient ces zones de guerre et/ou les problèmes économiques graves. C'est même le seul pays d'Europe a avoir fait cela!!! Mais ce récent geste généreux d'Angela Merkel d'ouvrir la porte de l'Allemagne aux migrants ne doit pas faire oublier ces terribles histoires de kidnapping d'enfants franco-allemands. Anglo-allemands, greco-allemands, italo-allemands, americano-allemands, etc. Des enfants privés de la moitié de leur famille.

Ces histoires qui détruisent ou ont détruit les vies de certains (nes) de nos compatriotes... Certains en sont morts.

Comment traduit-on "retour du refoulé" ou "retour du bâton" en allemand ? Pourtant les relations avec l'Allemagne paraissent et sont certainement bonnes, même très bonnes. Je les qualifierais d'excellentes: les medias nous le confirment quasi quotidiennement. C'est avec ce pays où pour différentes raisons (l'Histoire, la projection d'une vision future de l'Europe humaniste et humanisée ouverte aux autres peuples et cultures, celle des générations futures) que nous entretenons les meilleures relations sur des plans à la fois internationaux et diplomatiques. Ce pays signe volontiers (et sans aucune pression aucune) toutes les conventions internationales, européennes et diplomatiques destinées à faciliter la libre circulation des biens et des personnes. Il est opposé à la guerre, à toutes les guerres. Mais pas à l'enlèvement et la séquestration des enfants issus de couples mixtes bi-nationaux, particulièrement franco-allemands. Ou alors si l'Allemagne signe les Conventions, c'est pour ne pas les respecter. C'est le premier en Europe ou un des tous premiers pays qui kidnappe les enfants bi-nationaux et les revendiquent ensuite comme Allemands à 100%, en appliquant des lois particulièrement réactionnaires en matière de nationalité et de droit de la famille.

Une aberration criminelle qui ne devrait pas avoir sa place dans l'Europe d'aujourd'hui...

Les forums allemands regorgent, paraît-il, d'interventions  sur ce sujet.

Il y a un os ? Oui mais alors d'où vient-il ? Comment y remédier ? Ces enfants franco-allemands kidnappés avec l'aide de leur Etat, totalement dépossédés de leur famille et de la culture française constituent-ils une nouvelle Alsace-Lorraine ? Sommes-nous toujours finalement leur ennemi héréditaire dès qu'un problème se manifeste ? Combien sommes-nous à être victimes de ces kidnappings ? Aujourd'hui circule un chiffre officieux: nous serions entre 250 et 300 parents victimes de ces kidnappings, surtout français en majorité. Mais aussi des pères grecs, italiens, britanniques, polonais, américains, etc. Combien au total ?

On nous cache quoi au juste ??? Et pourquoi ?

=============Tentative d'explication (très personnelle je le dis clairement)

Le mythe fondateur de l'Allemagne est la guerre: celui de l'unification des différents royaumes féodaux composant ce qui précède l'Allemagne avant son unification par Bismarck. Il effectue leur conquête manu militari, entraînant leur soumission et assimilation au moyen de la guerre et la conquête pour finir dominés par la Prusse: une vision sous-jacente qui est associée à celle d'une idée d'une certaine forme d'Etat qui a fait flores au vingtième siècle et même bien avant. La montée et l'apogée des nationalismes lors des 2 guerres mondiales...  L'idée d'un Etat total. L'idée et le but de Hegel dans sa vision philosophico-politique de l'Etat: celui d'un Etat fort qui régirait la vie des individus en les transformant en simples rouages, thème analysé et développé par la philosophe Hannah Arendt après la guerre dans son analyse du fascisme. Et des totalitarismes en général. Les régimes totalitaires. La philosophie politique de Hegel est sous-tendue par la conception d'un Etat sur-puissant où l'individu n'est qu'un simple rouage, que ce soit dans le fascisme ou dans le communisme version Staline. 

La seule victoire militaire de l'Allemagne sur la France est celle liée à la capitulation de Napoléon III après Sedan en 1871, entrainant l'Alsace et la Lorraine à devenir allemandes et parties intégrantes du Reich jusqu'à l'armistice de 1918 où ces provinces redeviennent françaises. Le IIIème Reich les récupère après la débacle de 1940 et les réintègre de force à l'Allemagne en les annexant et en en faisant des provinces du Reich une nouvelle fois. Puis  les implique "naturellement" dans le conflit de la seconde guerre mondiale en envoyant de force Alsaciens et Lorrains sur le front de l'Est, menaçant de les fusiller s'ils refusaient (les fameux "malgré-nous" alsaciens dont certains mirent beaucoup de temps à pouvoir revenir d'URSS),  jusqu'à la capitulation en 1945 où ces provinces redeviennent françaises. Elles le sont restées jusqu'à aujourd'hui.

Sous la domination allemande, il devient interdit de parler français en Alsace et Lorraine. De 1871 à 1918 puis de 1940 à 1944.

Le mythe fondateur de la France est celui de l'unification des différents sous-régimes féodaux, concomitante de la chute de la tyrannie monarchique grâce et par la Révolution française. Celle-ci est issue et sous-tendue par des idées et des projets de la philosophie des Lumières. Si le peuple adopte ces idées et les fait sienne sous l'impulsion et la propagande des révolutionnaires  lesquels font partie des "roturiers", c'est grâce aux "cafés littéraires" animés par des Girondins et des Jacobins. Aussi du Marais: une "couche" sociale ne constituant ni véritablement ni à proprement parler le Tiers Etat. Ni clergé ni aristocratie, même si Philippe-Egalité les rejoindra plus tard ainsi que certains abbés ou membres du clergé acquis aux thèses révolutionnaires de 89. Selon une vision plus classique voire post-marxienne, ces "révolutionnaires'" sont issus de la classe roturière. Ils constituent une sorte d'élite: pré-petite-bourgeoisie avant la lettre ils possèdent la culture, les idées et les moyens oratoires et littéraires pour convaincre. Et surtout ils savent comment transmettre leurs idées pour arriver à convaincre le peuple de les faire siennes pour aboutir à renverser ce régime monarchique tyrannique. Un régime qui finit par être honnis par le peuple.

Pendant la Révolution, les Juifs vivant sur le sol français acquièrent automatiquement la nationalité française et deviennent des citoyens à part entière. Un problème se posera pour les dirigeants au moment de cette décision: qui est juif et qui ne l'est pas ? L'appartenance religieuse (les signes religieux) et la fréquentation des synagogues devient un critère (en quelque sorte un peu forcé) pour déterminer qui est juif ou ne l'est pas . Ceux qui se situent dans le sillage de la religion et de la filiation avec la tradition hébraïque le sont pour l'Etat jacobin: ils participent à ses fêtes et à leurs célébrations.

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Ma conception tel que je l'expose renvoie à une évolution de l'Histoire partitionnant la société en "classes" et expliquant la transformation et le progrès de cette dernière utilisant implicitement des termes comme "conflits de classes", "couches sociales" et "lutte des classes". Celles-ci sont  liées aux terminologies d'idéologies, de luttes sociales voire de révolutions. Datées ou dépassées ? Je ne répondrai pas à cette question.

Des idées et des projets de renversements sociaux dont le but est de façon avouée la conquête du pouvoir pour arriver à modifier et réformer la société de façon profonde et si possible durable. Cette fameuse égide du Progrès (l'idée du progrès qui sous-tend l'Histoire depuis les débuts de la Civilisation) précursive de la philosophie politique depuis bien des siècles, sinon des millénaires... Platon puis plus tard Voltaire, Rousseau, Diderot, Danton, Robespierre, Marat, les Jacobins et les Girondins, la Convention etc..

Quelques années après, les guerres de conquête napoléoniennes tenteront d'exporter ces idées et idéaux de la Révolution françaises liés aux Lumières dans d'autres pays: l'Aufklärung, suite ou prolongement des Lumières par des philosophes comme Kant en Allemagne qui souhaitait pour son pays l'équivalent de la Révolution français. Napoléon sera accueilli tantôt comme un conquérant qu'il faut combattre, tantôt comme un libérateur par les peuples qu'il prétend soumettre mais qu'il est néanmoins nécessaire de rejoindre à cause de ses idéaux anti-monarchiques et anti-tyranniques : il est parfois perçu comme un libérateur mais aussi comme celui qui vient envahir leurs pays dans le but ultime est de les libérer de la tyrannie. Il emmènera son armée partout, jusqu'aux confins de l'Europe et de l'Afrique. Egypte, Palestine, mais surtout Allemagne, Autriche, Pologne, Italie, Espagne, Russie, etc. L'armée napoléonienne verra ses rangs grossir, rejointe à chaque fois par des Polonais, des Allemands, des Autrichiens, des Italiens, etc.

Ceci suffit-il à expliquer cela ?

=================== LE PRIX À PAYER======================================

Vous aviez cru en toute bonne foi que vous faisiez une expérience avec un ou une Allemande en ayant un ou des enfants ensemble ? Et que "donc" vous partagiez les risques avec cette personne ?? Que les enfants étant bi-nationaux, ils jouiraient de toutes les prérogatives vantées par nos joyeux gouvernants, fervents adeptes du rapprochement franco-allemand tout azimut et qui implique/concerne la libre circulation des biens et des personnes ? Liberté vantée, louée et soi-disant appliquée par l'Allemagne bille en tête ? Que cette Allemande qui venait en France pour du travail (car elle ne trouvait pas de travail en Allemagne) était bien, voire très bien car son grand-père avait combattu les nazis en Allemagne et avait refusé de porter l'uniforme de la Wehrmacht ? Elle était protestante. Son grand-père, surveillé par la Gestapo pendant la guerre et obligé de pointer toutes les semaines à la Kommandantur ? Nommé maire d'une petite ville après la guerre par les Alliés lesquels ne choisissaient que parmi des Allemands que ceux qui furent résistants et/ou opposants pour occuper des postes à responsabilité dans l'Allemagne d'après-guerre ? Erreur, erreur profonde: c'était faux, totalement faux. Mais cela, vous ne l'apprendrez et en prendrez réellement conscience qu'en bout de course.

On ne change pas ni en deux même trois générations. Rien ne change. Le retour de baton est toujours possible... Surtout dans les séparations. Une reterritorialisation nationaliste et revancharde comme dirait le philosophe Deleuze.

C'était eux qui faisaient une expérience avec vous et à la sortie, ils ne partagent rien. Rien du tout. Y avait-il une quelconque prédisposition ou prédestination que ce soient vous les victimes et qu'ils puissent endosser "naturellement" celui de bourreau sans aucun complexe ? Ils ont tiré un trait à la fois sur le passé nazi et sur les quarante années de communisme, comme dirait Bruno Ganz dans le film No Identity avec Liam Neeson et qui se passe à Berlin. L'Etat avec ses lois ultra-réactionnaires en matière de droit de la nationalité et de la famille est derrière eux pour les soutenir et prêt à les appuyer par tous les moyens dans cette sorte de guerre appliquée à la séparation familiale bi-nationale. Le retour du revanchardisme/patriotisme/aryanisme: on ne discute pas avec un rouleau compresseur.  Problème de  dénatalité inhérent à l'Allemagne, une des plus basse d'Europe ? Si le couple mixte ne marche pas, on kidnappe parfois les enfants faits à l'étranger pour le revendiquer comme Allemands et Allemands à 100% et on interdit à l'autre parent non-allemand de les voir. Vae victis: mort aux vaincus. C'est la seule philosophie qui compte.

Problème de dénatalité en Allemagne, une des plus importantes en Europe ? Prégnance du modèle de la "femme au foyer" et du salaire maternel qui va avec, associé à l'autorité parentale exclusive et la suppression du droit de visite pour le père, aryen ou non ?

Ces lois ou dispositions leur permettent de ne pas travailler et d'occuper des logements sociaux à bas coût. Une bonne affaire pour ces Allemandes, non ?

L'Etat allemand est derrière eux (surtout derrière elles), prêt à vous écraser comme un vulgaire insecte si vous résistez ou contestez leur façon de voir la justice en quelque façon que ce soit: privée du droit de garde si vous êtes la mère française comme Catherine Laylle ou Cosette Lancelin,  du droit de visite/hébergement pour le père. Dépossédés de l'autorité parentale conjointe, ils ne vous laisseront que la chemise (et encore!) en vous accablant de décisions de justice kafkaïenne, de montants astronomiques à leur verser dans une langue que vous ne maitrisez pas mais qu'il est devenu vital pour vous de comprendre si vous tenez à revoir vos enfants et/ou ne pas finir dans les geoles teutonnes pour 3 ans comme Lionel Gilberti.

Leur avocat demandera à leur justice que vous soyez privé du droit de visite et de l'autorité parentale sans aucune raison apparente ni justifiée en aucune manière: êtes-vous un mauvais père, alcoolique et délinquant, pédophile voire criminel ? Une mère française indigne qui se prostitue la nuit tombée voire le jour quand son mari est parti travailler ??? La justice et leurs décisions étant exécutoires partout en Europe, ils se serviront de tout ce qu'ils peuvent pour vous contraindre, y compris l'extradition pour purger une peine de prison en Allemagne sur injonction de la mère allemande comme pour Lionel Gilberti. Chaque fois que la mère bénéficiera d'une aide sociale en Allemagne, c'est vous le père français qui devrez rembourser l'Etat allemand: de cette façon, c'est tout benef' pour eux car leur Etat n'a rien à débourser, contrairement à ce qui se passe dans bien d'autres pays. Européens ou non.

De géniteur, vous deviendrez vache à lait. Avec un baillon sur la bouche. pas question de protester: cela ne sert à rien avec eux. Nulle part dans les medias français on ne parlera de ce problème qui effectivement ne dépend pas de nous. 

Vous n'aurez plus qu'à rejoindre cette cohorte égarée de parents européens et non-allemands (voire allemands !) qui ont été lésés et dépossédés. Tenter (le plus souvent vainement) des actions auprès des parlements européens ou au niveau simplement national comme chez nous ? À Bruxelles, des parents français lésés seront récemment écoutés (de façon indéniablement attentive) par des parlementaires  européens provenant de différents pays. Au final, une commission d'enquête sera diligentée pour voter un "avertissement à l'Allemagne". Cela n'a et n'aura sans doute aucun effet: il faudrait une réforme profonde du droit de la famille en Allemagne pour que quelque chose change véritablement.  Ou quelque chose de plus contraignant au niveau inter-européen mais ça n'existe pas !! 

Pas de réforme de la famille sans débat national comme cela a eu plusieurs fois chez nous, notamment sur des questions d'avortement, de contraception, de droit de vote des femmes et de divorce à l'amiable. Les années 60/70 en France furent l'occasion d'une notable amélioration de la condition des femmes dans notre pays et du droit de choisir au travers des questions d'avortement et de contraception.  D'invention ou amélioration du droit des enfants à avoir leurs 2 parents (rapport Irène Thery des années 70)  qui est associé (parfois même souvent sur l'instigation des mères) à la garde alternée. Mais en tout cas au minimum, au droit de visite/hébergement des pères: ce droit est accordé quasi-systématiquement lors des jugements de divorce/séparation en France. De même que le droit de garde pour la mère dont certaines Françaises se sont vues dépossédées par des jugements allemands accordant le droit de garde au père allemand.

En Allemagne, il vous faudra vous battre dur, très dur devant les tribunaux pour l'obtenir. Dépenser beaucoup d'argent et puiser dans toute votre énergie pour avoir une chance d'obtenir quelque chose. Et surtout ne pas être désargenté car tout cela revient assez cher.

Aller puiser et chercher des ressources d'énergie et essayer de trouver du réconfort quelque part en Allemagne lors de cette épreuve.

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Certaines mères en France proposent au père la garde alternée, selon elles le meilleur moyen pour que leur enfant puisse voir et avoir ses 2 parents. Cela se pratique très rarement en Allemagne sinon dans des milieux artistiques, intellectuels. Ou des milieux politisés.

En vertu du sacro-saint principe de non-intervention dans les lois d'un autre pays d'Europe, on ne peut pas attaquer les lois d'un autre pays même si elles sont éminemment critiquables et peuvent entrainer de profonds et sévères dommages: des pères allemands spoliés en ont fait l'expérience avec l'Allemagne auprès de la cour de La Haye. Sans aucun succès. Le droit d'ingérence, principe inventé par le philosophe Revel a permis de justifier plusieurs interventions de l'ONU dans différents pays comme la Serbie, l'Afghanistan, le Nigeria lors du de la guerre au Biafra, le Koweït, la Cote-d'Ivoire et quelques autres... Il a permis à des instances supranationales d'intervenir concrètement, en général pour des questions humanitaires. 

Pourquoi ne l'invoquerait-on pas pour le faire jouer dans le cas de l'Allemagne, de ses lois criminelles qui entrainent des rapts et séquestrations, des kidnappings d'enfants bi-nationaux avec appui de leur Etat ? Des drames ? La réponse est simple: il n'y a pas d'instance supra-nationale dans le cas de l'Europe. Les instances européennes n'ont pas le droit et ne disposent d'aucun pouvoir pour intervenir dans les lois d'un autre pays membre de l'Europe. D'AUCUN autre pays sauf en cas de guerre ou génocide. Aucun pouvoir afin de leur demander voire d'exiger de leur part de modifier leurs lois pour éviter ces drames et en prévenir de futurs...

Angela Merkel merci: en bout de compte, tu es une VRAIE patriote comme Kohl et Schröder qui croit en l'héritage allemand des lois issues d'un autre âge, celui des Reich.

Au passage vous les Français ou Françaises vicitmes réaliserez à la fin, seulement en bout de parcours (soit tout uniquement à la fin), qu'en matière de lois, de mentalité et de culture, tout en Allemagne est décalé politiquement vers la droite par rapport à la France. Ou d'autres pays. Bien décalé à droite. Très décalé même. La mère a tout pouvoir sur le ou les enfants et l'homme est devenu le maillon faible, comme dirait l'animatrice Boccolini: de géniteur, il en est réduit en Allemagne selon leurs jugements  à devenir vache à lait. Le plus souvent réduit au statut de simple géniteur qui n'a qu'un seul droit celui de se taire. Interdit de droit de visite à moins que la mère y consente : ce qui est très rarement le cas.

L'enfant devient otage pour le règlement de compte: règlement de compte de ce qui n'a pas marché dans l'histoire de couple. Cela n'aurait pas lieu d'être et c'est pour cela que nous avons nos lois en matière de famille en France.

Et pourtant, et pourtant... Lorsque vous les avez rencontrés puis fréquentés, ces Allemands (des) avaient l'air "normaux", très éloignés d'une certaine image d'Epinal que 2 guerres mondiales ont contribué à forger.

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L'Europe a été inventée et créée à ses débuts sous l'impulsion principale de De Gaulle (conjointement avec Adenauer fondateur de la CDU et emprisonné par Hitler) pour éviter une nouvelle guerre avec l'Allemagne. Est-ce que ça marche ? Même si la guerre classique et conventionnelle avec fantassins, chars, aviation et infanterie est maintenant interdite en Europe, il y a d'autres manières de faire la guerre.

La guerre manque-t-elle aux Allemands et à leur Etat ? On assiste à la reconstitution d'une Allemagne d'avant-guerre avec remontées nationalistes et une MittelEuropa constituée d'entreprises et de sous-traitants à bas coûts et bas salaires côté Est. Même si miraculeusement (!), ce pays semble échapper à cette vague de populisme partout présente en Europe, un énorme scandale demeure... Peut-on décemment et réellement parler de dénazification "effective" en Allemagne ? Dénazification des mentalités ? En ce qui concerne les lois et les mentalités, quelque  chose a-t-il réellement changé depuis la fin de la guerre  ?

Signe inquiétant d'un retour du refoulé depuis 90 et la réunification allemande... Un mur tombe, un autre s'élève.

Le jour où vous aurez affaire à eux et à leurs lois, comprendrez-vous l'essence de la nature humaine ? Apprenons-nous quelque chose de l'Histoire réellement ? Rien ne change... Un divorce/séparation avec un ou une Allemande peut se tranformer en véritable scénario de film d'horreur, un vrai cauchemar. Vous risquez de tout perdre: santé, argent, enfants, droit de garde si vous êtes la mère ou droit de visite pour le père. L'autorité parentale conjointe aussi, ce qui est accordé systématiquement en France lors des divorces. Votre enfant peut changer de nom sans que vous le sachiez et se retrouver avec un faux certificat de naissance en Allemagne où il est dit qu'il n'a pas de père, bien que vous l'ayez reconnu. En France ou ailleurs. Il peut changer de nom si la mère se marie et que l'enfant est issu en France d'une union libre: il prendra alors le nom du beau-père. Vous perdrez toute trace, come dans mon cas et dans le cas de nombreux autres parents européens non-allemands.

Vous pouvez finir extradé en Allemagne et finir en prison si vous refusez de payer la pension alimentaire car la mère vous interdit de voir vos enfants. Comme Lionel Gilberti.

Réfléchissez bien avant de vous engager. Certains y ont laissé leur vie, et avant leur santé, leur argent ainsi que leur activité professionnelle incapables psychologiquement  qu'ils deviennent de continuer

Si vous devez ou voulez passer quelque temps en Allemagne, surtout renseignez-vous BIEN sur leurs lois et sur les (très) facheux précédents en matière de divorces franco-allemands. Sur la situation actuelle et qui n'a pas évolué d'un pouce depuis 20 ans. Consultez un avocat spécialisé dans le droit privé international, aussi nos consulats et notre ambassade en Allemagne. Faites des recherches sur Internet. Pour le moment c'est la seule parade, une parade préventive: encore faut-il avoir été mis au courant avant de sauter le pas bien sûr.

C'est à cela que sert mon blog. Ou à quoi il devrait servir.

Bon courage.

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Avertissement spécial: Attention Messieurs ! L'Allemagne est un des rares et peut-être le seul pays du monde où les femmes peuvent faire un procès au géniteur aryen ou non pour non-reconnaissance de paternité. Si la paternité est prouvée au moyen d'un test ADN, vous n'aurez plus qu'à sortir le chéquier tous les mois et payer une pension alimentaire jusqu'à ses 18 ans voire après, sans compter des dommages et intérêts parfois colossaux et exorbitants: tout cela sans aucune assurance de voir votre enfant car c'est la mère et uniquement elle qui décide du droit de visite (voir l'article Liaison fatale du Nouvels Obs de Août 98 donné en lien + bas). Si la mère bénéficie en Allemagne d'une aide sociale, c'est vous qui devrez rembourser ces sommes à leur Etat. Il est réconfortant de voir qu'en Allemagne , la science via les test ADN sert le progrès !!! La mère peut exiger ce test même en dehors des frontières allemandes car cette loi s'applique AUSSI pour les pères (ou géniteurs) non-allemands. Donc français (voir l'article). À des hommes résidant dans d'autres pays.

Ils tirent leur épingle du jeu en utilisant tout ce qui est à leur portée pour vous contraindre et vous soumettre à la loi allemande.

Si vous ne pouvez pas payer, ils iront demander à vos proches en France: à vos frères, sœurs ou parents. La menace est réelle, bien réelle hélas! Les jugements étant exécutoires partout en Europe, des huissiers français (et bien français!) pourront venir effectuer des saisies à votre domicile en cas de défaut de paiement. Si vous refusez de payer car la mère vous interdit de voir vos enfants en Allemagne, la mère allemande pourra saisir un obscur tribunal (en Sarre comme pour Lionel Gilberti) lequel prononcera votre incarcération pour 3 ans ferme dans une prison allemande avec pour seul motif un retard de paiement de 6000€ alors que la mère lui interdit de voir ses enfants; des policiers français en tenue viendront à votre domicile frapper à votre porte pour vous extrader et vous envoyer dans les geoles teutonnes. Il a fait de la prison en Allemagne pour cette seule raison mais a fini par être libéré dans des circonstances que j'ignore.

Une des rares fois où ce problème franco-allemand a fait l'objet d'une menion dans le journal de l'A2.

On respecte le fait en France que des lois allemandes puissent s'appliquer à l'extérieur de leur territoire national sans aucun recours et alors qu'elles n'ont été reconnues nulle part ailleurs et qu'elles trahissent ostensiblement l'intérêt supérieur de l'enfant à voir et avoir ses 2 parents, mentionné dans la Convention internationale de La Haye: cette convention, l'Allemagne l'a bien sûr signée comme une foule de conventions européennes et internationales. Mais l'interprétation de l'intérêt supérieur de l'enfant en France ou en Allemagne sont totalement différentes. Par contre, signer une Convention et la respecter sont 2 choses très différentes pour eux, visiblement. Incroyable ! Qui est au courant à part les parents-victimes françaises, américaines, italiennes ou polonaises ou australiennes ?

L'intérêt supérieur en Allemagne est interprété comme le fait que l'enfant doit rester avec le parent qui s'occupe de lui (généralement la mère allemande). Et que parlant allemand, il est ostensiblement "intégré" à l'Allemagne. On ne lui demandera évidemment pas s'il a eu le choix, lors de sa convocation au tribunal  Hé oui! Dans des affaires de divorce en Teutonnie, à la différence de chez nous, l'enfant même s'il n'a que trois ans est convoqué au tribunal et leurs juges lui demanderont avec quel parent il veut rester. Celui qui en Allemagne s'occupe de lui ou l'étranger, l'Auslander non-aryen qu'il n'arrive à voir que tous les 36 du mois ?

Avant que tout ce fatras immonde et totalement nauséabond ne vous tombe dessus, vous réaliserez que personne ne vous a averti avant car personne n'est ou ne semble au courant en France. Tout le monde s'en fout. L'Etat français fait motus et bouche cousue.

Sarkozy va faire des papouilles à Merkel en 2012 à Berlin en espérant de cette manière trouver du soutien auprès de l'électorat français au moment fatidique des présidentielles : être réélu est son principal souci.  Scandaleux ! Qui sait que le droit de la nationalité en Allemagne est le droit du sang, droit cher à Le Pen ? C'était dans son programme électoral lorsqu'il fut présent au deuxième tour en 2002 associé avec le salaire maternel, emblème de la "femme au foyer". Qui sait que les pères n'ont pas le droit de visite en Allemagne ? Qui sait qu'un père allemand peut saisir un tribunal en Allemagne et déposséder totalement une mère française et donc non-allemande de son droit de garde ? C'est au nom de ce droit du sang que les autorités allemandes proclameront que l'enfant est allemand et uniquement allemand 100% et que leur juridiction a tout pouvoir pour émettre des jugements internationaux de divorce/séparation à votre encontre au cours desquels vous pourrez tout perdre: le droit de garde si vous êtes la mère, le droit de visite si vous êtes le père.

Qu'ils sont en droit "légitime" de fixer la pension alimentaire sans aucun droit de visite même si la séparation a eu lieu en France ce qui fut mon cas. Vous recevrez des menaces de procès des allocations familiales allemandes si vous refusez de répondre. Ces mêmes allocations allemandes  vous déniront tout droit de visite et en essaieront de vous déposséder de l'autorité parentale conjointe afin que la mère jouisse du salaire maternel et de logements sociaux à bas coût. 

Tout finira dans l'horreur avec de sordides questions d'argent et l'enfant ne sera plus qu'un instrument utilisé comme otage. Son avenir, ces parents allemands kidnappeurs s'en foutent totalement car ils se savent appuyés par leur Etat qui de cette façon lutte contre la dénatalité endémique en Allemagne et le paiement de pension alimentaire.

Prendre l'autre comme fin et non comme moyen a dit l'un des plus grands philosophes, Emmanuel Kant ? Vous rêvez.

On dirait bien que c'est l'Allemagne et sa Weltanschauung (conception du monde) qui a gagné la guerre. Pas celle de Kant hélas!!!

Qui a fait les lois en Allemagne à la fin de la guerre et sous la chancellerie d'Adenauer ? Comment se fait-il que les Alliés ont-ils laissé passer tout cela ? Les Américains (et l'OTAN ensuite) étaient-ils si pressés de voir se constituer un nouveau front contre l'Union soviétique et ses nouveaux alliés, le communisme ce nouvel ennemi, qu'ils ont laissés faire et passer toutes les lois en RFA votés et conçues par d'anciens juges du Reich ou des professeurs de droit du même bord ? Où étaient et que faisaient les Allemands anti-fascistes exilés et qui revinrent après la guerre en participant à la construction de ce nouvel Etat ? Ont-ils fui en Allemagne de l'Est comme Brecht en abandonnant le champ de la législation de la RFA au capitalisme et ses alliés/soutiens américains, laissant le champ libre à ces juges ou professeurs de droit compromis dans le IIIème Reich pour concevoir et faire voter les lois d'une Allemagne redevenue prétendument démocratique ?

 

Dernière nouvelle: sous l'impulsion d'une bonne centaine de pères grecs, italiens britanniques et surtout français, en général européens, une commission spéciale européenne a été saisie récemment à Bruxelles. Elle pourrait attribuer un avertissement à l'Allemagne sur ces pratiques dont nous sommes, nous les Français, les premières victimes à cause du rapprochement franco-allemand. Cela va-t-il changer quelque chose ? J'en doute profondément: il a fallu 20 ans (vingt longues années !) pour exiger du Parlement européen à Bruxelles qu'il se réunisse en présence des victimes et d'un député allemand lequel a d'ailleurs quitté la salle très vite (preuve d'une arrogance et d'un je-m'en-foutisme total) pour que Bruxelles réfléchisse à comment statuer et émettre (éventuellement!) une sanction envers l'Allemagne pour ces sinistres histoires.

Ça risque de n'avoir strictement aucun effet de mon point de vue. Ils s'en foutent totalement de l'autre côté du Rhin.

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Inverser la courbe du chomage et augmenter notre PIB ? Faire revenir en France nos compatriotes expatriés en leur proposant des emplois et une situation correcte digne ? Se battre contre toutes formes de discrimination et de racisme ? Conserver, augmenter et propager nos savoir-faire pour améliorer notre économie et créer ainsi de l'embauche ? Protéger et défendre la laïcité dans nos écoles et institutions ? Lutter et prévenir les actes terroristes ? Il faudrait rajouter à cette (déjà!) longue liste qu'il faudrait AUSSI régler cette histoire avec les Allemands: le kidnapping des enfants franco-allemands par le parent allemand, enlèvements entérinés par leur Etat et leurs lois. Des lois discriminatoires et d'un certain point de vue inspirées de l'idée d'une sinistre continuité germano-allemande et de sa filiation avec le pangermanisme et la pureté raciale. Sinistre histoire. Mais cela...

La Convention de La Haye interdit et rejette toute immixtion dans les lois d'un pays. Elle rejette systématiquement toute action en justice entreprise à la Cour européenne de Justice pour contester les lois d'un pays, fussent-elle très dommageables et discriminatoires pour un autre (ou d'autres) pays que celui dont elles émanent. Même si ce sont des natifs, des Allemands qui protestent auprès de cette Cour sur la nature discriminatoire et injuste de leurs lois comme ça a été le cas pour ce père allemand qui a attaqué ces lois devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme : il fut finalement débouté. Plainte non recevable même lorsqu'elle émane d'un natif du pays en cause.

On ne conteste pas les lois d'un pays même si elles entrainent de graves dommages pour des ressortissants de son pays, d'autres pays et des enfants.

Donc... On attend que l'Allemagne envahisse de nouveau la Pologne ou la Tchécoslovaquie pour réagir ? Qu'elle impose tous ses diktats, économiques ou politiques aux autres pays d'Europe ? 

Pourtant, périodiquement, certains pays européens se retrouvent bien sur la sellette dans cette même Cour quand il s'agit des Droits de l'Homme: ainsi le notre il y a quelques années, à propos des conditons de détention et la surpopulation en prison. Une arrestation musclée dans le RER en 2004 a entrainé un avertissement à la France donné par la cour européenne des Droits de l'Homme. Qu'en conclure ? L'Allemagne jouit d'un statut spécial qui interdit toute condamnation ? Les droits de l'enfant, ça n'existe pas ?

L'intérêt supérieur de l'enfant, concept-clé émanant de la Convention de La Haye est interprété complètement différemment en Allemagne. Chez nous, s'il signifie le droit de l'enfant à avoir ses deux parents et à pouvoir les voir tandis qu'en Allemagne il signifie que l'enfant doit rester en Allemagne, qu'il est allemand 100%, qu'il doit parler allemand comme langue maternelle, que le droit de visite du père est soumis à la volonté de la mère soit en fait au diktat de la mère. Et à la base que ce sont les lois allemandes qui doivent s'appliquer et uniquement elles à l'exclusion des autres, même totalement et exclusivement si l'enfant est bi-national et est né dans un autre pays que l'Allemagne : par conséquent, suivant leurs lois, le père n'aura pas le droit de visite sauf si la mère l'autorise ce qui est très rarement le cas. Ce sont des tribunaux allemands qui légifèrent le domaine privé de la manière. De la façon dont ça leur chante.

Par contre le géniteur (allemand ou non) devra payer des pensions alimentaires parfois exorbitantes sans compter des dommages et intérêts parfois élevés (voir l'article du Nouvel obs donné + bas en référence).

Tout a un prix. L'Europe a un prix. Le drame c'est que c'est nous, les parents français victimes de kidnapping de nos enfants qui le payons. Et au prix fort. Sinon effectivement vive l'Europe car il n'y a pas eu de guerre avec l'Allemagne depuis 1945. C'était bien le but initial de sa création par De Gaulle en accord avec Adenauer: éviter toute nouvelle guerre avec l'Allemagne.

Que penser de ces sinistres histoires de kidnapping et de rétention d'enfants outre-Rhin ? Est-ce à dire que la guerre manque aux Allemands ? On pourrait bien le penser... La politique est la continuation de la guerre par d'autres moyens, a dit l'intellectuel italien Antonio Negri.

Si le Mur de Berlin est bien tombé en 89, un autre mur diffus et pourtant tout aussi inexpugnable s'est élevé à la place : il concerne les enfants franco-allemands privés de leurs parents français, de leur famille ici et de la culture française. Ce problème concerne aussi et malheureusement  les enfants germano-polonais, germano-américains, germano-russes, etc. Ceux que leurs grands-parents n'ont pas réussi à faire, les nouvelles générations sont en passe de l'accomplir, poussés en cela et confortés par la machine d'État allemande. Une machine impitoyable et sans âme qui fait penser à un rouleau compresseur et avec laquelle on ne discute pas... Les jugements allemands sont exécutoires partout en Europe et même dans le monde. Kafka doit se retourner dans sa tombe: si la machine despotique soviétique et stalinienne semble bien morte et enterrée, que peut-on dire de la machine despotique allemande sinon qu'elle est associée et va de pair avec un régime incontestablement démocratique ? Indéniablement pro-européen ?

Ce qui ne facilite ni l'analyse ni la compréhension de ce phénomène inquiétant...

Des familles pourries jusqu'à l'os et même au-delà. Des femmes mues par une haine, une férocité et une animosité sans limite contre le père de leurs enfants et sa (belle) famille. Une cruauté qui dépasse tout entendement sauf si on se réfère aux Walkyries, aux Erynnies et aux Harpies. Des prédatrices (ou veuves noires) qui iront jusqu'au bout de leur haine cosmique envers l'ex-partenaire et leur appât du gain. En avaient-elles l'air lorsque vous les avez rencontrées la première fois ou après ? Lorsque vous les croisez ou rencontrez en discothèque ou chez des amis ou au travail, comment sont-elles ? Comme d'autres, me direz-vous: rien ne les distingue a priori. Elles ne portent pas de signe distinctif, pas de marque sur le front, ni comme personne d'autre d'ailleurs. Rien ne laisse deviner ce terrible "background" culturel qui menace de vous tomber dessus si vous vous engagez avec elles/eux. Pourtant ils/elles finissent parfois (pas toujours mais dans de nombreux cas) par agir au cours des divorces/séparations comme si elles émanaient voire étaient des créatures tout droit sorties d'un scénario d'un film d'horreur inspiré par la mythologie païenne germanique. Les exemples et les cas désastreux sont malheureusement nombreux. Mon histoire est d'un certain point de vue un record car il renvoie à l'extermination des Juifs.

Des gens terribles qui pourtant avaient l'air "normaux" au départ. Un univers à la Kafka où l'Etat et ses lois "post-aryennes" écrasent l'individu tel un véritable rouleau compresseur au lieu comme chez nous de tenir compte des situations individuelles, professionnelles ou familiales pour adapter le jugement. En prenant bien sûr les textes de loi et décrets comme référence absolue et viser avant tout l'intérêt de l'enfant.

Vu d'outre-Rhin, la suprématie économique allemande alliée avec la réunification de 89 semblent bien constituer un passe-droit, un blanc-seing qui leur permet de faire ce qu'ils veulent avec les enfants bi-nationaux, y compris les priver totalement du parent non-aryen. En toute impunité. Comme nous sommes le premier partenaire de l'Allemagne en Europe et dans le monde, que nous multiplions les échanges avec elle, c'est chez nous que le phénomène se manifeste de la façon la plus patente, la plus évidente et la plus inquiétante. Plus de 110.000 Français expatriés en Allemagne et sans doute un nombre équivalent d'Allemands (es) sur notre sol qui y vivent, travaillent ou font des études... Qui rencontreront des partenaires dans notre pays, parfois inévitablement. Rencontre, idylle, peut-être mariage et des enfants. Jusqu'à la séparation ou le divorce. Et là, le ciel risque de vous tomber sur la tête. C'est tout un pan, un voile obscur de la réalité germanique et "européenne" qui vous tombe dessus.

Quoi, personne ne m'en avait parlé ? Personne ne semble au courant dans notre pays où pourtant l'information circule et où la liberté d'expression est un droit quasi sacré ?

Sinistre expérience...

Ce nouveau mur entre l'Allemagne et le reste du monde fut élevé par des juristes de la RFA d'après-guerre, d'anciens fonctionnaires (zélés?) du IIIème Reich pour la plupart et ce, grâce à des lois complètement différentes de celles de la France : elles sont nettement anti-européennes dans leur éthique en ce qui concerne la famille et la nationalité, principalement en ce qui concerne les droits de visite et de garde. Le droit du sang a sa place aussi bien sûr, une place de choix... Ni Willy Brandt, ni Helmut Schmidt ni Gerhard Schröder, des chanceliers pourtant aux penchants sociaux-démocrates ou social-libéral prononcés n'ont songé à modifier tout cela, surtout le droit de la famille. Juste une réforme de Schröder concernant principalement la 2ème ou 3ème génération de Turcs immigrés vivant en Allemagne et qui ont depuis obtenu l'équivalent du droit du sol chez eux en 2000.  Avant, ils étaient obligés d'épouser un ou une Allemande pour obtenir la citoyenneté même en étant né et ayant grandi là-bas. Une façon pour l'Etat de s'assurer que la descendance avait bien du "sang allemand".

Tant qu'il y avait 2 Allemagnes, ce phénomène de kidnapping et de dépossession restait souterrain, presque refoulé pourrait-on dire: avec la réunification, il a explosé au grand jour et se manifeste depuis les années 90 ouvertement et sans complexes. Donc depuis 20 ans au moins. La France comme d'autres pays font pauvre figure avec leur rôle de figurant-victime ne sachant ni comment lutter ni parer ces évènements redoutables qui détruisent des gens, hommes ou femmes, pères ou mères. Grand-parents aussi parfois. Le problème se situe chez eux mais l'Europe nous interdit d'intervenir dans leurs lois et leur juridiction, entend-on. Nos joyeux gouvernants ne pipent pas mot sur ce douloureux problème qui devrait éclater au grand jour, ne serait-ce que pour éviter de nouvelles victimes.

L'information... Les medias jouent-ils leur rôle ?

Nous sommes aux premières loges, victimes et témoins impuissants à la fois.

On peut donc faire coexister des lois très nettement et clairement ultra-réactionnaires (et semblant remonter du fond des âges) avec une attitude aussi clairement et nettement pro-européenne (et donc progressiste forcément!) dans sa teneur/essence : cette dernière est proclamée haut et fort en Allemagne à chaque évènement commémoratif des 2 guerres mondiales. Tenue et arborée incontestablement par ce pays comme un étendard dans la grande majorité sinon totalité de ses manifestations extérieures: par des intentions/actes promulgués par des chanceliers (ères) démocratiquement élus qui multiplient échanges et accords avec leurs homologues français. Hé oui ! On n'est pas à une contradiction près.

Plus jamais cela, entend-on à l'unisson sur les plages du Débarquement en Normandie lors des cérémonies officielles.

Si vous trouvez une cohérence là-dedans...

Cette forteresse -ou ce nouveau Mur- est gardée aujourd'hui par des policiers et juristes d'une façon tout aussi efficace que durant une sombre période, même s'il est bien moins visible et perceptible que ne l'était le Mur de Berlin. Ces juges et juristes qui établirent ces lois sous Adenauer en 45 furent des fonctionnaires (zélés?) pendant le Troisième Reich. Des enseignants en droit. Jamais ou très peu inquiétés par la suite. La question de la dénazification depuis 45  resurgit de façon obscène en Allemagne, cinquante ou soixante ou soixante-dix ans après. Rien n'a changé. Inquiétante réminiscence d'un passé pas si lointain... Et là, c'est déjà une tout autre génération qui est aux commandes en Allemagne. À qui on a montré des films sur Dachau et Auschwitz. À qui on a expliqué et décrit le fonctionnement de la barbarie totalitaire nazie en démontant le mécanisme d'une société fondée sur le commandement et l'obéissance aveugle, la foi en leur Führer. Dénoncé aussi le patriotisme et le pangermanisme, ainsi que la famille nucléaire bourgeoise et patriarcale comme fondement de l'ordre social nazi, appui incontournable du IIIème Reich afin de promouvoir la pureté raciale et la famille patriarcale. La femme au foyer: la mère allemande, emblème incontournable... Le Lebensborn, ce harem composé de femmes germaniques et scandinaves (donc totalement aryennes selon leurs critères) où les soldats du Reich en permission et de retour du front de l'Est venaient procréer pour créer la race supérieure... Un Reich qui devait durer mille ans.

On n'apprend rien de l'Histoire. C'est probablement notre principal drame en tant qu'espèce "intelligente" dominant cette planète.

Ce mur n'est véritablement rentré en action que quelques années seulement après la réunification. Êtes-vous admiratifs devant le "miracle économique allemand" et son étonnante réussite grâce à deux annulations de dette, une en 1953 sous l'impulsion des USA et l'autre en 1990 sous prétexte de réindustrialisation de l'ex-Allemagne de l'Est, cadeau fait à Kohl entre autre par la Grèce ? ? Nous en payons le prix: nous sommes sous une domination totale de l'Allemagne qui a retrouvé son arrogance. Au passage, merci aux journalistes de ne présenter la chute du Mur que comme une grande victoire de la démocratie et de la libre-circulation des personnes et idées. Et uniquement comme ceci: nous les parents français spoliés de nos enfants savons que cet acte a été suivi quelques petites années après par des kidnappings nombreux d'enfants franco-allemands. Des enfants que nous n'avons jamais revus pour la majorité d'entre nous: un nouveau mur est là et bien là, sans doute encore pour longtemps. Fort heureusement, il n'y a pas d'autre problème majeur connu avec l'Allemagne, mais celui-là est de taille. Un vrai problème majeur que personne ne sait comment prendre ni résoudre...

L'Allemagne avait pourtant bien signé toutes les conventions, qu'elles soient européennes ou internationales. Et montré des volontés évidentes de démocratisation et de normalisation des rapports avec De Gaulle et Adenauer depuis 45. Poursuivies, amplifiées et améliorées par tous les gouvernements suivants dans les deux pays: c'est indéniable et personne ne songe à le contester.

Que s'est-il donc passé dans la tête de ces Allemands (es) après la réunification ? Sans doute on retrouve 2 motivations fondamentales, à savoir l'argent et le pouvoir liés à une volonté évidente de dominer l'Europe. Plus promouvoir l'arrogance d'un pays qui domine économiquement et industriellement l'Europe  :

L'argent. Chaque fois qu'un jugement de divorce/séparation est prononcé, ce sont des sommes non négligeables qui rentrent dans les caisses de l'Etat allemand. Le système d'allocations familiales en Allemagne (KinderGeld) est très différent du système français. Au lieu que ce soit l'Etat qui verse des subsides au parent qui a le droit de garde prélevées sur le trésor national alimenté par les impôts comme chez nous, en Allemagne on demande de l'argent (des sommes parfois considérables) au géniteur ou à sa famille, dans le cas où il refuserait ou serait insolvable.  Le droit du sang leur permet de proclamer que l'enfant est allemand et uniquement allemand: du coup, ce sont leurs lois qui s'appliquent et qui doivent "naturellement" s'appliquer. Ensuite, suit un questionnaire où les allocations familiales allemandes fixent le montant de la pension à payer sans compter d'éventuels rappels et dommages/intérêts en général assez colossaux. Chaque fois que la mère bénéficie d'une aide sociale, on demande au père (aryen ou non) de la payer et rembourser l'Etat allemand lequel n'a donc rien à débourser. Cela leur permet de payer les JugendAmt et verser le salaire maternel aux mères au foyer. Des palanquées d'argent rentrent comme cela dans les caisses de l'Etat qui n'est pas obligé de payer toutes ces prestations directement aux mères allemandes: puisque c'est le géniteur français (allemand ou autre) qui doit payer et rembourser l'Etat.

Comme dans n'importe quelle société, le politique et l'économique sont liés bien évidemment.

Le pouvoir. Le nombre de députés au Parlement européen est proportionnel au nombre d'habitants du pays. Comme l'Allemagne connaît une crise liée à la dénatalité, plus ils pourront brandir d'enfants à la face de l'Europe (et futurs adultes "allemands 100%") et plus ils auront de députés au Parlement Européen. Plus du coup ils pourront faire leur loi au niveau de l'Europe:  imposer toute sorte de mesures plus ou moins drastiques au niveau de l'économie d'autre pays comme des coupes budgétaires sévères.  Ils ont donc tout intérêt à continuer de kidnapper les enfants bi-nationaux et les proclamer comme Allemands à 100% en les coupant des "néfastes" influences non-aryennes, du parent non-aryen et de sa culture car cela maintiendra ou augmentera potentiellement leur nombre de députés au Parlement européen dans l'avenir. Une façon de soutenir et pérenniser leur domination au niveau de l'Europe. Et de l'assurer pour la ou les générations à venir.

Le droit et la science juridique ne tirent de légitimité (Le Droit) que par le sacro-saint principe de son unicité : il ne peut et ne saurait y avoir deux jugements différents sur la même affaire, a priori dans deux pays à l'origine et quasiment fondateurs de l'Europe d'après-guerre, tels l'Allemagne et la France. Surtout sur des affaires de divorce/séparation avec enfants bi-nationaux. Le Droit est régi et établi par les lois d'un pays. Ou alors, s'il confronte deux ressortissants de pays différents, il est régi par des Conventions  européennes, simplerment inter-Etats ou internationales. Dans ces affaires de double jugement de divorce/séparation avec enfant, un en France et l'autre en Allemagne, on assiste à un déni fondamental du principe quasi-fondateur de la République et de ses lois en tant que régime de gouvernance idéal. Dans son principe même, sinon quasiment dans son essence... Ce n'est pas une faille dans la législation européenne: c'est un choc frontal  et brutal où un pays comme l'Allemagne essaie de dominer les autres par leur législation en se servant de tout ce qui leur tombe sous la main.

On peut donc se proclamer pro-européen et être farouchement nationaliste-patriote, à côté ou simultanément via la proclamation des droit du sang et de la famille.

Là aussi, on cherche à quel genre de cohérence globale (?) on a affaire au niveau d'une Allemagne "pro-européenne" et démocratique.

Tout cela est très grave bien sûr, surtout qu'on en parle pas ou très peu dans les media sauf sur Antenne 2 parfois en cas de nouvel incident: comme avec Lionel Gilberti, condamné par une obscure cour de la Sarre à 3 années de prison ferme en Allemagne par la mère de ses enfants. S'il a bien été extradé vers l'Allemagne depuis l'Alsace où il réside par des policiers français en tenue, il semble qu'il ait été finalement libéré après quelque temps dans les geoles teutonnes et qu'il ait pu retourner où il demeure. Mais il a fait de la prison là-bas. Il habite l'Alsace pour être plus proche géographiquement des ses enfants que la mère prend comme otages en Allemagne et qu'il ne voit jamais... Une situation, la prise d'otage, que d'autres parents français connaissent bien malheureusement. L'enfant, un otage pour les règlements de compte post-divorce où les parents allemands prennent appui sur leurs lois nationales... C'est justement cela que le rapport Irene Théry voulait éviter dans les années 70 chez nous en accordant quasi-systématiquement le droit de visite/hébergement au père: le droit de l'enfant à avoir ses 2 parents et n'être privé d'aucun d'entre eux. Ni de sa famille, de sa culture et de ses grands-parents. Certains parents français (père et mère) arrivent très bien à convenir d'une garde alternée pour justement préserver le droit de l'enfant à avoir ses 2 parents et ne pas le déposséder de ce droit.

Il faut rajouter à ces sinistres histoires franco-allemandes que le système des allocations familiales en Allemagne (KinderGelt) n'a rien à voir avec le système français. Il s'agit en Teutonie d'une véritable pension alimentaire, au lieu que ce soit l'Etat via les impots perçus sur l'ensemble du territoire qui comme en France accorde une aide au parent célibataire. Si le parent victime du kidnapping de son enfant refuse ou ne peut payer, les allocations familiales allemandes imposeront très délicatement et avec beaucoup d'humanité (c-a-d tel un rouleau compresseur sans aucune discussion possible ni recours !!) le paiement de la pension par les parents du parent non-allemand victime de kidnapping. Parents français victimes, grecs, polonais ou américains, parlant peu ou mal l'allemand, ne connaissant personne en Allemagne à part leur conjoint(e) et/ou sa famille qui détient ses enfants tels des otages et qui sont trop éloignés géographiquement de leurs enfants pour avoir une réelle prise sur ce qui se passe, obligés de faire traduire par des interprètes professionnels les jugements allemands ce qui se tarifie généralement assez cher.  Ils s'en foutent car pour eux ces enfants sont et vont devenir puis rester des "vrais Allemands". En Germanie on ne plaisante pas et surtout, on ne transige pas avec la loi: leur loi bien sûr quand elle s'aplique. Pas de discussion possible: ils s'en foutent et useront de tous les moyens à leur disposition pour imposer leurs vues et conceptions sans doute pour mieux vous écraser.

Dans la Banalité du Mal, Hannah Arendt parle de l'individu comme simple rouage de la société. L'Etat total.

En France ou ailleurs en Europe on essaie de transiger, d'adapter les jugements aux situations personnelles et familiales souvent délicates, en tenant compte de la situation professionnelle: on applique la loi seulement quand on a épuisé tous les recours possibles et qu'on n'a pas pu trouver d'arrangement qui satisfasse les 2 parties. À la différence de chez nous où les juges tiennent compte de la situation familiale et pécuniaire du parent surtout lorsque celui-ci n'a pas le droit de garde, la loi chez eux s'applique et doit s'appliquer tel un hachoir. Sinon des policiers français en tenue viendront vous chercher à votre domicile en Alsace pour vous extrader en Allemagne afin de purger là-bas une peine de 3 ans de prison ferme  pour un retard de paiement de la pension alimentaire s'élevant à 6.000€ alors que la mère allemande vous refuse (légalement selon leurs lois!) tout droit et possibilité de visite. Ou appelleront des policiers allemands en civil qui vous mettront les menottes aux poignets pour vous amener en garde à vue à Trèves pour 33 heures comme Guy Claude dans les années 90, lequel tentait d'exercer son droit de visite en Allemagne muni d'un document officiel des autorités françaises et contresigné par la Commission européenne de La Haye.

Dans le cas de rapts d'enfants par des parents allemands, l'Europe se révèle être une couillonnerie totale qui avantage nettement l'Allemagne et lui permet de porter ses lois à l'extérieur de leur territoire national en toute légalité. De trahir un traité européen comme celui de la Convention de La Haye: le pays qui est habilité légalement à prononcer le jugement de séparation doit être celui où résidaient les 2 parents avant séparation. Eux décident d'accorder le droit de garde au parent allemand (lequel est donné presque systématiquement au père allemand par des tribunaux allemands complaisants) pendant que l'Autorité Centrale à Bonn ou à Berlin ferme les yeux sur ces évidentes distortions tout aussi complaisamment. Soumettre tout droit de visite du parent non-allemand (ou allemand!)  au bon ou mauvais vouloir de la mère puisqu'en dernier ressort, c'est elle qui décide de ce droit selon leurs lois. Contrairement à la France et au droit relatif et en vigueur dans de nombreux autres pays.

Et comme il y a mésentente au cours d'une séparation, je vous laisse deviner la suite, la décision de la mère allemande...

Des drames individuels en pagaille. Des traumatismes parfois profonds. Et qui peuvent durer longtemps.

Avertissement: Ce blog a comme unique et seul but de mettre en garde les natifs et/ou résidents de ce pays-ci contre les dangers qu'ils risquent s'ils ont un ou plusieurs enfants avec un ou une Allemande. Cela peut se passer bien, comme cela peut se passer mal. Mais si ça se passe mal, vous risquez de perdre votre ou vos enfants et ne jamais plus pouvoir les revoir, sinon à leur majorité. Et encore ! En admettant qu'ils vous retrouvent car vous risquez fortement, et même très fortement de perdre leur trace... C'est mon cas et aussi le cas de beaucoup d'autres parents français. Lorsque vous les reverrez (si vous les revoyez!), ils auront probablement changé de nom car la loi allemande permet cela si vous n'étiez pas mariés: même si vous êtes le père et que vous les avez reconnus à la mairie en France ou ailleurs, en bonne et due forme. Un avant-goût de l'enfer ? Les lois allemandes sont aux antipodes des lois françaises concernant la famille et le droit de la nationalité. Et là-bas, ne nous parviennent pas ou très peu d'échos de protestations de pères allemands qui mènent un combat aussi (!!) pour voir leurs enfants et exercer leurs droits face à ces mères prédatrices faisant furieusement penser à des veuves noires. Ces pères allemands spoliés existent cependant et se sont parfois regroupés en association comme SOSpapa dans les années 90: ils ont tenté des actions qui ont hélas échoué. Toutes.

La convergence et le rapprochement entre la France et l'Allemagne sur de nombreux plans tel économique, budgétaire, européen, diplomatique ou internationaux voire sociaux n'est hélas qu'une façade qui laisse penser que tout va pour le mieux avec notre voisin: derrière, il y a une réalité beaucoup moins belle, beaucoup plus sordide. Tellement sordide qu'on n'en parle pas ! Pourquoi ?

Combien sommes-nous en France à avoir perdu un ou plusieurs enfants de cette façon ? Quelques centaines ou quelques milliers ? Officieusement, un chiffre circule: il y aurait aujourd'hui environ 250 à 300 parents français privés de leurs enfants par les conjoints allemands. Sans doute beaucoup plus en réalité, pas loin d'un millier probablement, sans compter les autres pays! L'Etat français fait motus et bouche cousue sur ce sujet même si Jean-Marc Ayrault l'a évoqué lors d'une visite-éclair à Berlin : si ce problème a bien été évoqué et commenté dans les medias lorsqu'il est brutalement apparu dans les années 90 de la post-réunification allemande, on n'en parle quasiment plus aujourd'hui.

Les nouvelles chassent les anciennes.

C'est un échec sanglant de l'Europe d'après-guerre, le plus sanglant même car la Convention de La Haye pourtant signée par l'Allemagne dans un esprit de réconciliation franco-allemande n'est pas (pas du tout !!) respectée par elle: comme remède ou solution, l'actuelle coalition SPD/CDU dirigée par Merkel propose une convention bi-latérale matrimoniale franco-allemande. Total Rigolad, Mein Herr !! La droite et la gauche se retrouvent  d'accord et à l'unisson en Allemagne sur le sacro-saint principe du mariage. Avec net avantage à l'Allemagne comme on dit dans le sport.

Qui est à la botte de qui ? À quoi sert l'Europe finalement ?

Il y a déjà tout ce qu'il faut pour éviter ces dérapages "national-germano-étatiques" qui considèrent à la base les enfants franco-allemands comme des Allemands (es) à 100% et uniquement allemands. Et interdisent au parent non-allemand (russe, français, polonais, américain, etc.) de voir leurs enfants, voire en les privant parfois du droit de garde lorsqu'il s'agit de mères françaises, à l'aide de jugements complaisants prononcés par des tribunaux allemands qui accordent sytématiquement le droit de garde au parent allemand. Le fait qu'ils parlent allemand est considéré comme une preuve irréfutable de leur (totale) germanité !! On n'est pas allemand à moitié ou au trois-quart en Allemagne: c'est tout ou rien. Soit Allemand , soit étranger. Vous essayez tel Guy Claude de voir vos enfants avec un papier en bonne et due forme signée et paraphé par la Convention de La Haye vous accordant le droit de visite ? La mère appellera les policiers à Treves qui vous incarcéreront menottes au poignets pour une durée de 33h tel un malfrat, même si vous avez sur vous un papier de la Convention de la Haye vous permettant de le faire.

Si enfant vous êtes Allemand par filiation parentale (ce qui correspond à la philosophie du droit du sang), on vous garde dans des frontières bien gardées et on vous protège des mauvaises influences non-pangermanistes ou non-aryennes pouvant provenir de l'extérieur. Vous deviendrez et devrez devenir un "bon et loyal" Allemand. Pour prolonger et pérenniser la "race". Une réserve pour la prochaine guerre mondiale ?

L'ignoblerie a-t-elle une limite ? Vivre une histoire de divorce/séparation avec un ou une Allemande peut entraîner le fait que vous soyez traumatisé(e) et le restiez. À VIE !! Réfléchissez bien avant de vous engager. Les histoires de séparation/divorce avec un ou une étrangère, SURTOUT s'il s'agit d'Allemand(e) n'ont rien à voir avec les histoires qui peuvent se produire lorsque les 2 parents sont français ! Strictement rien. Sans commune mesure ! Voulez-vous vivre un cauchemar ?

"Deviens ce que tu es", a dit le philosophe Niezsche en s'inspirant de la philosophie grecque.

"Redevenez ce que vous étiez", voilà ce qui semble plus approprié. 50 ans de réconciliation franco-allemande pour en arriver là : des centaines de parents français privés de leurs enfants et interdits de séjour et de droit de visite en Allemagne. Un éternel retour "nieztschéen", vraiment top classe ! On peut continuer à l'infini de célébrer la fin de la guerre et l'anniversaire du débarquement en Normandie du 6 Juin 44 avec l'Allemagne et ses chanceliers invités à toutes les cérémonies de commémoration. Dire et proclamer d'une voix commune "plus jamais ça": sans souci avec Merkel, Kohl ou Shröder. Au passage, mentionnons que Merkel est originaire de l'ex-Allemagne de l'Est.

Elle a pris la réunification dans le bon sens du poil, c-a-d celui des lois de l'ex-RFA.

Merci aussi à messieurs Kohl et Schröder qui ont entériné cela, cet état de fait catastrophique pour ces enfants dans le processus de la construction de leur identité. Que deviendront ces enfants dans l'avenir ? Allemands par force et par diktat, un état de fait appuyé par des lois et des tribunaux scélérats ? Privés et dépossédés de leur famille et de la culture française ? Vous étiez des précurseurs, Messieurs les Chanceliers mais spécial "Merci" à madame la Chancelière qui a pris la relève avec une poigne de fer et un silence tout autant assourdissant sur ces nouvelles et ignobles affaires depuis son élection. Des affaires tout aussi musclées !

Ce blog vous est dédié, Madame. Mais surtout à tous ces enfants franco-allemands kidnappés en Allemagne et qui n'ont jamais pu revoir leur parent français ou dans des conditions tellement précaires sinon épouvantables que des pères français comme moi ont fini par renoncer pour éviter de finir broyés par cette impitoyable machine kafkaïenne. Des conditions totalement éprouvantes qu'elles ont poussé le parent français à abandonner: c'est mon cas. Abandonner un enfant signifie et entrainera que la mère obtiendra le droit à l'autorité parentale exclusive ce qui lui accordera automatiquement le salaire maternel et des logements sociaux à bas coût. Une bonne affaire, plus besoin de travailler ! Il suffit de saisir un tribunal allemand idoine qui complaisamment vous accordera ce "droit", Meine Frau.

Tant pis pour les petits.

Femme au foyer et père non-aryen absent car rejeté et repoussé à l'extérieur de leurs frontières. Même plus besoin de travailler, quelle bonne affaire...

Le numéro de téléphone 116 000, Enfants Disparus, traite un nombre croissant d'appels pour des rapts parentaux et des non-représentations d'enfants. Il y a un contraste saisissant entre l'extrême ignoblerie de ces histoires de kidnappings d'enfants vers l'Allemagne et le silence radio quasi-total observé par nos medias et hommes/femmes politiques, de quelque bord que ce soit. On célèbre l'anniversaire de la réunification allemande comme si ce n'avait pas entrainé des conséquences désastreuses. On ne révèle pas  l'ampleur du phénomène dont nos gouvernants (es) se gardent bien de nous parler: la transparence sur ce sujet en France et en Allemagne est quasi-absente. Et ce n'est ni Merkel ni le SPD ni même les Verts (!!) ni la gauche (die Linke) qui donneront des infos sur ce sujet : pensez bien !!! Qui ne dit mot consent ?

En Allemagne, le droit de la famille est très voire extrêmement différent du droit français. C'en est même quasiment l'opposé :

— On peut fabriquer en Allemagne de faux actes de naissance où la mention « Vater » (père) est rayée alors qu’il a été reconnu en France (ou ailleurs) et portait donc le nom du père selon nos lois.

— Si l’enfant est né d’une union libre et que la mère se remarie en Allemagne, l’enfant portera le nom du beau-père. Sinon il portera le nom de la mère en Allemagne, même s'il a été reconnu en France ou ailleurs, que ce soit dans une mairie ou un quelconque lieu officiel et administratif. L'union libre n'a pas droit de cité chez eux. On parle de StaatFamilie, la famille d'État qui n'est autre que cette vieille et usée "famille patriarcale": nous voilà quasiment revenus aux temps de Marx et Engel. Au dix-neuvième siècle où l'on parlait de la "Sainte Famille" comme fondement de l'ordre et de l'État bourgeois. Une sacralisation de la famille nucléaire bourgeoise et maritale où la femme demeure toujours et sempiternellement assignée au rôle de "femme/mère au foyer" et qui ne travaille pas. Et le père à celui de "chef de famille". Pater familias.

On peut rajouter le pangermanisme à ce doublé fatal.

— Contrairement à la France où les pères ont systématiquement les droits de visite et plus tard hébergement, en Allemagne c’est la mère seule qui décide du droit de visite du père, ce qui fait que les pères allemands n’arrivent pas à voir leurs enfants en général. 50% environ seulement des pères allemands arrivent à voir leurs enfants en Allemagne: l'autre moitié en est totalement dépossédée. Des associations existent ou ont existé en Allemagne réclamant voire exigeant les mêmes lois sur la famille qu'en France. Le partage de l'enfant, ce qui ne signifie ni plus ni moins que le droit de l'enfant à avoir ses 2 parents... Le droit de choisir. Et arriver à se construire plus tard comme adulte en toute connaissance de cause de sa situation familiale (et du reste) sans être dépossédé ni qu'on vous raconte des bobards qu'on mettra toute sa vie à digérer. La psychanalyse n'est jamais retournée en Allemagne après la guerre. Les intellectuels et artistes allemands opposés au nazisme tels Brecht, Thomas Mann, Fritz Lang ou Marlene Dietrich ne sont jamais retournés en Allemagne pour y vivre. Le seul à être retourné en Allemagne pour y vivre est Bertolt Brecht et il est allé vivre en Allemagne de l'Est. L'Allemagne communiste.

Depuis les années 70 en France avec le rapport Irene Théry, le droit de l'enfant à avoir ses deux parents est reconnu, admis et officialisé.

— Si une Allemande décide seule d’avoir un enfant, elle peut exiger un test ADN de paternité et si le test est positif, le géniteur (allemand ou non) n’aura plus qu’à payer une pension alimentaire assortie de dommages et intérêts exorbitants (kolossal!!). Tout ça sans pour autant que le géniteur ait le droit de voir son enfant: il lui faudra pour l'obtenir se battre devant les tribunaux allemands. (voir l'article édifiant du Nouvel Observateur d'Août 1998 consacré à M. Duras, lien  donné plus bas en hypertexte)

En cas de doute ou si vous avez des questions, n'hésitez pas à contacter notre ambassade à Berlin ou nos consulats en Allemagne si vous y résidez.

Vous pouvez aussi contacter les ministères de la Justice ou des Affaires Etrangères en France: ils sont parfaitement au courant. Comme le problème ne dépend pas de nous mais d'une bonne ou surtout (!) d'une mauvaise volonté allemande, ils ne peuvent pas faire grand-chose sur des plans institutionnel, politique ou diplomatique. Sinon protester en adressant des courriers ou en informant la population -y compris allemande parfois sensible à ce déplorable état de fait- de cette lamentable situation. De quel soutien disposons-nous outre-Rhin face à cette dramatique situation ? Il y a sûrement des gens en Allemagne pour s'indigner de cet état de fait dont les pères allemands sont les premières ou secondes victimes de ces lois très particulières donnant tout pouvoir à la mère, au détriment du père et de l'enfant.

La race pure, la race des seigneurs, la race supérieure ? La famille façon patriarcale, la femme au foyer et le père chef de famille, le plus souvent autoritaire et totalement rigide? L'individu comme rouage de la société ? La banalité du mal selon Hanna Arendt ? Rien ne change, dirait-on bien et pourtant il s'agit d'une voire de deux générations d'Allemands d'après-guerre. Il y a bien eu une remise en question durant les évènements de 68 en Allemagne mais c'est loin déjà : le retour du baton est là et bien là. L'Histoire est une boucle sans fin. Ulrike Meinhof et Andreas Baader sont bien morts officiellement "suicidés" dans une des prisons les mieux gardés et les plus sécurisés d'Allemagne dans les années 70. Rudi Dutschke, l'équivalent de Cohn-Bendit en France, a été assassiné en pleine rue à Berlin d'un coup de revolver dans la tête alors qu'il faisait du vélo.

Ce qui se passe quelque part dans un pays d'Europe à quelque niveau que ce soit a fatalement des retentissements et une incidence sur les autres. Pas besoin d'invoquer Maurice Schumann ni Monet, un des grands fondateurs de l'Europe. Ni aucun des grands théoriciens et fondateurs de l'Europe politique et culturelle pour s'en rendre compte: on parle de l'Europe tous les soirs à la télé et dans les journaux pour en vanter ses mérites, par ailleurs indéniables puisqu'il n'y a plus eu de guerre avec l'Allemagne depuis 45.

Les dommages collatéraux actuels d'un des pays grand fondateur de l'Europe avec Adenauer sont pourtant là, et bien là. Inutile de faire semblant: 50 ans après, voici le retour du baton. Ne soyez pas la prochaine victime. Car eux/elles n'oublieront certainement pas d'être bourreaux.

 

sommet

 

 

« L'histoire est le total des choses qui auraient pu être évitées. » (Conrad Adenauer)

« Les guerres classiques entre Etats tendent à disparaitre au profit de conflits non conventionnels,  sans déclarations de guerre ni lignes de front. » (Régis Debray in Le Monde Diplomatique, Mars 2013)

 « Ne dites jamais : 'c'est naturel' afin que rien ne passe pour immuable.  »

(Bertolt Brecht, extrait de "L'exception et la règle")

 "Les traités -voyez-vous- sont comme les jeunes filles et les roses: ça dure ce que ça dure."

(De Gaulle , Juillet 64)

"La diplomatie est l'art de faire durer indéfiniment les carreaux fêlés !"

(Charles de Gaulle)

" On m'accuse de ne pas aimer l'Allemagne. Comme c'est injuste ! Moi qui n'est jamais été aussi heureux que depuis qu'il y en a deux !"

(Mauriac)

 .......... et l'incontournable .............

"Lorsque j'entends le mot culture, je sors mon revolver."

(Gœbbels)

Tapez dans un moteur de recherche (Google par exemple) ces trois mots: enlèvement, enfants, Allemagne. Surpris du résultat non ? Une vingtaine de liens, sinon plus... On nous cache tout, on nous dit rien , pourrait-on dire en s'inspirant de Dutronc et de l'une de ses célèbres chansons ... Il y a eu l'utopie du communisme mais le communisme réel a échoué : l'URSS s'est effondrée en 91. Les anciens communistes sont devenus ceux qui font le mieux marcher le capitalisme, comme en Chine. Mais est-ce que l'Europe marche mieux qu'à ces régimes issus du communisme moribond à l'Est ? Au vu de ce qui va suivre on peut en douter .... Si vous maitrisez l'anglais, tapez ces trois mots "child abduction... Germany".  Là aussi des choses intéressantes ...

Cet autre article (cliquez le lien) reflète bien (hélas!) la sinistre noirceur de la réalité .

Et l'Allemagne tira un trait sur le passé nazi et les 40 années de communisme, quelques années après la réunification... Lorsqu'après la Chute du Mur, Gunter Grass déclara que l'Allemagne de l'Est aurait du rester un pays indépendant et à part entière, la presse conservatrice allemande (Der Spiegel) l'attaqua en lui reprochant de ne pas être assez "patriote" . Tsvetan Todorov, linguiste et philosophe d'origine bulgare énonce que les véritables gagnants des guerres, ce sont les perdants. Cela semble vrai car personne ne sait comment agir et on se retrouve dans un rapport de forces quasiment identique à celui des guerres mondiales mais où c'est maintenant  le plus économiquement fort qui dicte sa loi aux autres... Un revanchardisme qui ne dit pas son nom ??

En termes de psychanalyse, ce qui se passe avec ces histoires de rapts d'enfants pourrait être qualifié de retour du refoulé, à l'échelle d'un pays et d'une nation. Inquiétante réminiscence d'un passé pas si lointain...

Un quatrième Reich qui ne dit pas son nom ? Que penser ?

 

La volonté de puissance

Les illusions munichoises: le retour ? Est-ce un nouveau "Lebensborn", entreprise mise au point sous le IIIème Reich et destinée à fabriquer une race aryenne pure et allemande à 100% ? Une suite peut-être mais dans une version européanisée donc plus "démocratique" ? Une façon musclée de lutter contre le problème de la dénatalité et le manque drastique de main d'œuvre?

Traités de Rome, de Maastricht et j'en passe, l'Europe de Schengen ne serait-elle pas qu'une immense couillonnerie destinée à nous faire avaler la plus amère des pilules de l'après-guerre ? Une loi allemande, totalement scélérate et criminelle en regard de l'Europe et l'éthique européenne permet aux Allemandes d'attaquer en justice le père d'un enfant non reconnu -et non désiré par le père, qu'il soit allemand ou non-allemand- afin d'exiger de lui le versement de pensions alimentaires, ainsi que des arriérés et dommages et intérêts colossaux. Pour ce faire, ces Allemandes demandent un test ADN en Allemagne et s'il est prouvé que l'homme allemand ou non-allemand est bien le père biologique, la justice allemande peut l'assigner en justice depuis l'Allemagne et exiger de lui des dommages et intérêts très élevés plus une pension alimentaire avec tous ses arriérés (voir le lien "Liaison fatale" plus bas).

Les jugements d'un pays européen comme l'Allemagne étant exécutoires partout ailleurs en Europe, l'homme non-allemand, géniteur involontaire et à son insu, n'a plus qu'à payer des sommes faramineuses sans pour autant avoir le droit de visite, puisqu'en Allemagne le droit de visite est soumis au bon vouloir de la mère: lequel est souvent un mauvais-vouloir... (voir  l'article "Liaison Fatale" du Nouvel Observateur de  20-26 août 1998 sur Marguerite Duras)

Cette “technique" est très rentable pour les Allemandes: ayant quasiment et à tous les coups l'autorité parentale exclusive grâce aux tribunaux allemands complaisants (à tous les coups on gagne en Allemagne lorsqu'on est allemand !), elles bénéficient du salaire maternel et de logements sociaux à très bas coût. Et le "géniteur", allemand ou non, n'a plus qu'à payer sans avoir pour autant  le droit de voir son enfant: il n'a plus qu'à payer la pension alimentaire sans avoir aucunement le droit de visite, qu'il soit allemand ou non... Il lui faudra se battre auprès des tribunaux allemands pour l'obtenir.

Et si le père refuse de payer les arriérés de la pension car la mère lui interdit de voir ses enfants en Allemagne, il peut être extradé pour purger une peine de prison ferme là-bas: c'est ce qui vient d'arriver à  Lionel Gilbert. 3 ans de prison ferme pour un arriéré de 6000 € !! Le malheureux a arrêté de payer la pension alimentaire car la mère l'empêchait et lui interdisait de voir ses enfants en Allemagne. Conséquence: il a été sous les verrous en Germanie après avoir été extradé conformémement à l'Europe et aux accords juridiques  inter-européens, accords comme celui de La Haye que l'Allemagne ne respecte pourtant pas !! 

Finalement il a été libéré semble-t-il.

Le cas d'Olivier Karrer est identique.

"Mensonges, faux témoignages. Avec Olivier Karrer ce sont tous les parents touchés par la machine judiciaire allemande, qui roulant sur des bases de faux témoignages, de menaces légales ou pas et autres intimidations morales ou psychologiques par le bombardement de lettres, de contrôles ou d'interdictions pour voir leurs enfants, faisant des milliers d'enfants orphelins d'un parent et cassant à jamais leur enfance et leur intégrité privé en rentrant violemment dans leur vie, qui sont en prison. Olivier Karrer est de l'espèce de ceux qui ne se laissent pas intimider et est de la trempe des justiciers qui donnent leur peau pour une cause. Marinella Colombo (Italie), André Bamberski (France), Lionel Gilberti (France), Sophie Lavier (France), des parents polonais, allemands, hollandais, si on ne tient pas compte de certaines querelles internes, sont tous pour dire que cette arrestation est basée sur des mensonges et sur des faux témoignages. La presse russe, d'ailleurs comme la presse polonaise pour ses ressortissants, dans un entretien réalisé avec, Garri Mourei, chef de l'association des droits de l'homme de Cologne, commence à relater plusieurs cas d'enlèvements d'enfants russes par l'Allemagne : « Les 4 enfants de Yuri Medwedew-Bernhardt lui ont été enlevés et les Allemands lui interdisent de parler en russe avec ses enfants ! »

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